«Les résistants» de New-York humilient Ali Bongo et plusieurs officiels gabonais

Devant prendre part à la Conférence de haut niveau des Nations-unies sur les océans, la délégation gabonaise a reçu une véritable douche froide de la part de sa diaspora installée au Etats-unis. En effet, c’est par des hués et des insultes que ceux-ci ont été accueillis ce dimanche 4 juin. Des accrochages qui n’ont pas manqué d’être largement relayés sur les réseaux sociaux.

Les autorités gabonaise sont-elles devenues des personnalités non grata pour leur diaspora? Cette interrogation peut être répondu par l’affirmative au vue des événements qui se sont déroulés ce dimanche 4 juin à New York.

Ainsi, dans les vidéos consultables sur Youtube, c’est tout d’abord le directeur exécutif de l’Agence nationale des Parcs nationaux du Gabon, par ailleurs un des organisateurs de la Conférence des Nations unies sur les océans, Lee White, qui est apostrophé. Ils lui ont demandé pourquoi il a invité Ali Bongo aux Etats Unis alors qu’il sait «qu’Ali Bongo tue des gabonais et qu’il a volé les élections et tué près de 300 personnes au QG de Jean Ping», le collaborateur d’Ali Bongo sans mot dire, s’est éloigné calmement.

Quelques minute après, c’est le directeur de cabinet d’Ali Bongo, Martin Boguikouma, accompagné du secrétaire général de la Présidence, Guy Rossatanga Rignault et de la ministre de l’Economie forestière, Estelle Ondo qui sont pris à partie. Tandis que les derniers cités ont réussi à s’éclipser, le directeur de cabinet tente d’arracher le téléphone de l’un des manifestants, avant de de s’enfuir dans un hôtel.

Visiblement gêné par cette situation le responsable de l’hôtel demande à Martin Boguikouma de quitter les lieux. Il se fait une nouvelle fois apostrophé, l’un des manifestant le tenant par le bras lui dit : «Toi tu as voulu m’agresser ? Tu arraches mon téléphone. Faut plus avoir peur, tu as voulu m’agresser. Je vais te taper», avant que celui-ci ne retourne se réfugier à nouveau dans l’hôtel.

Prié à nouveau de vider les lieux, il tente de raisonner les manifestants «Calmez vous» dit-il. «Tu es content que le régime que tu soutiens tue tes frères», demande un des manifestants, «qui est mort au Gabon», nie le collaborateur d’Ali Bongo. Le manifestant lui demande à nouveau «qui est mort au Gabon donc tu veux dire que personne n’est mort au Gabon? Tu oses nier? Tu n’as pas honte? Trois cent morts au QG de Ping et tu oses nier? Tu trouves ça normal? Ici vous ne faites plus la force. Si c’est au Gabon vous auriez déjà envoyé la police et la GR mater les gens. Tu oses tenir mon téléphone».

Visiblement apeuré Martin Boguikouma, tente de se disculper «je n’ai pas mis la main sur vous, vous ne connaissez pas mon visage ? On est des frères» souligne t-il, il est escorté par la suite par deux agents de la sa sécurité, qui l’accompagne dans Le Peninsula New York Hotel, situé sur la Ve avenue.

Informés quelques minutes plus tard par la police new-yorkais de l’arrivée imminente d’Ali Bongo, les membres de la diaspora vont se poster en face de l’hôtel Peninsula. C’est au rythme des slogans «Bongo est un assassin ! Bongo est un meurtrier ! Assassin ! Tu n’es pas le président du Gabon. Tu dois partir», qu’Ali Bongo arrive sur les lieux, sécurisés par un important dispositif policier.

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