Les régies financières annoncent une nouvelle grève générale et illimitée dès le 21 août prochain

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Réunis désormais sous l’étiquette de la Fédération des syndicats des régies financières et des administrations assimilées (FESYREFAA), les différents leaders syndicaux (Douanes, Impôts et Trésor) ont discuté avec leurs membres pour décider de la conduite à suivre le 18 août dernier à Libreville à l’occasion d’une assemblée générale constitutive, après une nouvelle défection du gouvernement.

Après une grève de 72 heures (2 au 4 août) qui n’avait pas porté des fruits, les travailleurs avaient décidé à l’issue de l’assemblée générale du 4 août dernier d’entamer «une grève générale illimitée sans service minimum dès le lundi 7 août» jusqu’à satisfaction complète des revendications. Mais cette initiative n’avait pas fait long feu, car le gouvernement avait pris l’engagement de payer dès le 10 août, un mois de bonus et une prime, avant la perception de leur salaire le 25 du mois et une autre prime courant août. Les agents des régies financières avaient donc décidé de la suspension de cette grève.

Cependant, le gouvernement n’a pas tenu une nouvelle fois à ses engagements. Wilfried Erisco Mvou Ossialas, le porte-parole de la FESYREFAA, l’a clairement signifié au cours de cette assemblée générale : «La grève commence à partir de lundi prochain parce que le gouvernement actuel et sortant a pris des engagements de nous payer à la date du 10 août 2017 et ces engagements n’ont pas été exécutés. C’était une énième façon pour le gouvernement de les tromper». Avant d’ajouter sur le groupement syndical que «l’intersyndical n’existe plus, c’est désormais une fédération. Le bureau provisoire de près de dix personnes qui a été mis en place hier a un mandat d’un mois pour nous produire les statuts et le règlement intérieur. Mais également convoquer le premier congrès de la fédération. Le bureau a également pour mission de poursuivre les négociations avec le gouvernement en vue du maintien de nos avantages».

Fédérer les différentes régies financières rendrait le combat plus cohérent. L’idée selon le porte-parole de la FESYREFAA est de collecter les différentes préoccupations des administrations financières afin de les porter au gouvernement. L’intersyndicale n’était que factuelle. «Elle ne se réunit que pour un point et une fois le problème résolu chacun retrouve son entité. Or la fédération a un caractère légal, un caractère permanent».

«Nous devons revenir à l’état où nous étions avant 2014. Voici l’objectif de notre fédération, c’est de dire que nous ne pouvons pas marginaliser ceux qui ont la responsabilité de la dépense publique, ceux qui ont la responsabilité de la recette et du budget de l’Etat. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de mettre en place cette fédération», a-t-il conclu.

Au total, il s’agirait de huit mois de bonus et de primes impayés de l’année en cours que réclament ces travailleurs qui dénoncent le fait d’être toujours le dernier recours de l’Etat, à chaque fois qu’il y a des difficultés financières. En outre, la régularisation de certaines situations administratives de certains agents fait aussi partie des préalables pour une sortie de cette crise qui englobe environ 7900 agents.

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