Les propositions de l’Union nationale pour sortir le Gabon de la crise budgétaire et financière

Lors de la déclaration de presse tenue le jeudi 1er juin 2017 à son siège, sis à l’Ancienne Sobraga dans le 2ème arrondissement de Libreville, l’Union nationale par l’entremise de son commissaire en charge du Budget, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, a dressé un tableau sombre de la situation économique du pays. A cette occasion, après avoir démontré l’incongruité de la loi de finances rectificative adoptée par le Conseil des ministres du 19 mai dernier, l’Union nationale a  formulé des propositions de cessions d’actifs et d’ajustement budgétaires  qui pourraient permettre de sortir de la crise dont le pays doit faire face.

Ainsi, au titre des mesures d’urgence envisagées par ledit parti, on peut noter «la vente de tous les biens immobiliers acquis avec l’argent du contribuable à l’étranger depuis 2009, notamment en France, en Angleterre et aux États-Unis», la vente du Boeing 777 présidentiel, «dont l’entretien grève lourdement les finances de l’État» et qui comme l’a rappelé Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, a presque disparu des radars.

Comme autres mesures proposées par l’UN, la suppression des agences créées depuis 2009 et qui grèvent lourdement le budget de l’État sans effet, et constitue presque des ministères bis, la suppression du système parallèle de rémunération forfaitaire dont bénéficient les agents des cabinets ministériels et politiques, la suppression de tous les contrats de contractuels hors statut et leur mutation, si besoin, en contrat statutaires.  

Confronté à des difficultés financière sans précédent, le gouvernement devrait envisager également «la suppression des contrats de consultants nationaux ou internationaux» qui selon le commissaire en charge du Budget de l’Union nationale «participent à servir des rémunérations extravagantes, lorsque ce ne sont des services spéciaux très éloignés de l’intérêt public, à la Présidence de la République et à l’Agence Nationale des Infrastructures et des Fréquences (ANINF)».   

Enfin, autres mesures urgentes à appliquer «la réduction effective des budgets des Institutions, particulièrement les budgets de la Présidence de la République, de la Cour Constitutionnelle, du Sénat, de l’Assemblée Nationale, du Conseil Économique et Social, du CNC, de la CENAP et de la Commission Nationale de Lutte contre l’enrichissement illicite», a conclu Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.

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