Les médecins fonctionnaires privilégient les cliniques privées au détriment des hôpitaux publics !

© D.R

Les structures hospitalières publiques n’ont pas bonne réputation au Gabon, ce depuis belle lurette. Mais pourtant, loin de s’en inquiéter, le personnel fait souvent preuve de beaucoup de légèreté et même d’un manque flagrant, de savoir-être  envers les patients, quel que soit leur état de santé.

Au Gabon, pour nos médecins l’urgence est d’abord pécuniaire avant d’être sanitaire ! Dans les structures privées, les agents d’accueil, respectueux, reconnaissent leurs clients, les mettent à l’aise et demeurent courtois de façon générale. Au sein des établissements publics, le malaise commence à l’accueil. Les agents très souvent peu soucieux de l’état des individus, font souvent peu cas du patient, se contentant d’effectuer de façon nonchalante leurs tâches.

Les médecins quant à eux, privilégient ouvertement leurs consultations au sein des cliniques plutôt que dans les centres hospitaliers, publics. Un manque de professionnalisme l’égard des patients de ces hôpitaux publics, qui prennent le risque de se rendre dans les structures étatiques de bonne heure afin de se soulager au plus vite des maux dont ils souffrent.  

Que dire lorsque plusieurs heures après le début des consultations, le médecin arrive, enfin, après s’être libéré de ses rendez-vous au sein des structures privées, et annonce aux patients que seul une moitié pourra être reçue. Les autres alors ? Leur santé peut bien attendre, vu qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent à lui offrir.

Des témoignages mettant à jour ces comportements peu honorables qui se généralisent, comme celui de cette jeune femme trentenaire. «Il n’y a pas longtemps, je me suis rendue à l’hôpital de la coopération égypto-gabonaise pour rencontrer un spécialiste. Arrivée à 5 heures du matin, avec l’espoir d’être parmi les premiers patients reçues, malheureusement le médecin n’est arrivé qu’à 10 heures. Et l’adrénaline est montée d’un cran lorsqu’il a annoncé qu’il ne prendrait que 10 patients sur la trentaine que nous étions à l’attendre depuis la matinée», raconte-t-elle.

Est-ce celà, la digne attitude d’un professionnel dont l’essence du métier est de sauver des vies ? A l’heure où les médecins fonctionnaires ruminent l’idée d’une grève générale pour revendiquer entre autre, de meilleurs conditions de travail, ils devraient également revoir leur attitude vis à vis des patients.

Laissez votre commentaire