Les investissements directs étrangers en stagnation

Vue de Libreville, capitale du Gabon © D.R

Les investissements directs étrangers au Gabon sont en stagnation. Ce sont les conclusions du rapport sur les investissements dans le monde en 2017 publié par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) qui le démontrent.

En effet, les investissements étrangers au Gabon ont chuté en 2015, pour atteindre 352 milliards, après un pic de 566 milliards de Fcfa en 2014, ceux-ci ont repris en 2016 pour atteindre 398 milliards de Fcfa. Sur la transparence des transactions, le Gabon est plutôt bien loti avec un index équivalent à celui des Etats-Unis d’Amérique.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la faiblesse des IDE engrangés par le Gabon. Le potentiel limité du marché, la bureaucratie, la main d’œuvre non qualifiée et chère ainsi que la faiblesse des infrastructures, constituent des obstacles aux flux d’IDE. Le Gabon, se classe 162ème sur 190 pays dans le Rapport Doing Business 2017 de la Banque Mondiale.

Ensuite, les processus d’enregistrement de propriété et d’application des contrats sont particulièrement lourds. D’un autre côté, le Gabon peut être attrayant pour les investisseurs grâce à ses matières premières, ainsi que son pouvoir d’achat particulièrement élevé par rapport aux autres pays d’Afrique subsaharienne.

La majorité des IDE réalisés dans le pays, est destinée au secteur pétrolier, Total Gabon, Shell (racheté par Assala Energy, NDLR) et Perenco étant les plus importants producteurs d’hydrocarbures et aussi les principaux investisseurs. Le secteur minier attire aussi des IDE.

Cependant, certaines données peuvent attirer les investisseurs, notamment celles liées à la transparence des transactions, dont l’index (7,0) est supérieur à la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne (5,0), ainsi que celui du pouvoir des actionnaires, qui pour sa part est supérieur à celui des Etats Unis, respectivement (5,0) et (4,0).

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