Les évêques du Gabon s’insurgent contre la situation sociopolitique du pays

La situation sociopolitique que traverse le Gabon continue de susciter des inquiétudes au sein de l’opinion. Réunis en session ordinaire à Moanda dans le diocèse de Franceville dans la province du Haut-Ogooué, les évêques du Gabon n’ont pas manqué d’exprimer leur inquiétude face à la dégradation du tissu social et à l’accaparement des richesses par une minorité qui se trouve au sommet de l’Etat.

Religieux et religieuses du Gabon se sont retrouvés dans le diocèse de Franceville, pour célébrer la Journée mondiale de la Vie consacrée. Occasion pour les évêques du Gabon notamment l’evêque du diocèse de Mouila, président de la Conférence épiscopale du Gabon Mgr Mathieu Madega Lebouakhéan, du secrétaire général de la Conférence épiscopale du Gabon l’Abbé Michel Ange Bengone de l’évêque du diocèse de Franceville Mgr Patrick Iba Ba et de l’Archevêque de Libreville Mgr Basile Mve Engone, de donner leur position face à la situation sociopolitique que traverse le pays depuis 2015.

Tout en rendant grâce à Dieu de ce qui se fait de bien au Gabon, les leaders religieux catholiques du Gabon ont relevé qu’il était impossible d’ignorer les difficultés que rencontre le Gabon depuis quelques années « et qui se sont aggravées aujourd’hui par un État de plus en plus désemparé ». D’ailleurs, sur le plan politique les évêques du Gabon ont dénoncé les restrictions « des libertés, l’absence de vérité et de transparence » et le durcissement de la politique partisane.

« Sur le plan économique : la baisse du pouvoir d’achat contribue à un appauvrissement de plus en plus grand de la population et au même moment, un petit nombre s’enrichit par l’accaparement des biens communs sans être inquiété », ont-ils condamné.

Dans la foulée, l’église catholique a fustigé le manque de solidarité qui gangrène désormais la société gabonaise. « la grande solidarité d’hier qui visait l’unité du pays et la volonté de le développer pour tous, fait place à un égoïsme grandissant, avec des complicités obscures ne se préoccupant plus du bien commun, engendrant divisions et destructions… Tout cela est inacceptable ! », martèlent-ils.

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