Les enseignants du Collège Raymond Boukat en grève pour deux semaines

Ce lundi 06 mars 2017, les enseignants du collège Raymond Boukat dans le 5ème arrondissement de Libreville, sont entrés en grève. Mécontents de la situation, les élèves de cet établissement ont barré la voie publique ce matin. Sur place, nous avons pu discuter avec Désiré Bouckat, le principal dudit établissement.

Pour Désiré Bouckalt, cette grève s’inscrit dans une logique de solidarité envers le mouvement de grève observé par le corps enseignant depuis la rentrée scolaire. «Depuis 9 ans, il n’y a jamais eu de grève ici. On nous insulte. Personnellement, on m’insulte. Nous sommes souvent traités de poules mouillées. Nous n’avons que deux syndiqués, un professeur de français et une surveillante. Mais, il n’y a jamais eu de grève car j’y veille personnellement. Cette fois-ci, par solidarité, les enseignants sont entrés en grève pour deux semaines. Je ne pense même pas qu’ils vont tenir.»

«Vu que nous sommes dans le double flux, le matin, ce sont les 6e et les 3e. Ce matin, les élèves de 6e se sont mis sur la route. Ils ne voulaient pas rentrer chez eux. Le soir, ce sont les 5e et les 4e. Eux aussi, ils risquent de nous poser des problèmes. Les élèves veulent faire cours.», poursuit le principal du collège Raymond Boukat.

Les élèves ne se réjouissent pas de cette situation. Ils étaient nombreux dans les alentours de l’établissement ce matin, visiblement décidés à ne pas rentrer chez eux. «Ça ne nous arrange pas, je suis en classe d’examen et cette grève des enseignants va nous faire perdre du temps sur le programme scolaire», nous a confié un élève de 3ème.

Un conseiller d’orientation nous a fait savoir qu’«en plus de la solidarité envers le mouvement de grève de la Conasysed, il y a aussi l’insécurité au sein de l’établissement qui a motivé les enseignants de ce collège à entrer en grève». A cet effet, le principal a affirmé avoir informé le commissariat du 5e arrondissement mais l’affaire est resté sans suite.

L’insécurité grandissante au sein des établissement devient un problème qu’il incombe au gouvernement de résoudre au delà des autres difficultés qui minent le secteur de l’éducation.

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