Les chauffeurs de taxi en grève d’avertissement de deux jours

C’est à la faveur d’un point de presse tenu ce samedi 4 mars 2017 que le président du syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg), Jean Robert Menie, a annoncé l’entrée en grève de l’ensemble des syndicats des transporteurs terrestres du Gabon. Une grève d’avertissement qui se tiendra les 6 et 7 mars 2017.



À l’instar des syndicats de l’éducation nationale et des employés du pétrole, celui des transporteurs terrestres emboîte le pas. Une grève générale d’avertissement dès ce lundi 6 mars a été décidée par ce dernier au cours d’une assemblée générale tenue la semaine dernière. Jean Robert Menie a laissé entendre qu’une forme de lassitude avait gagné tous les transporteurs, les rackets et autres violences constatées depuis des années à l’endroit des professionnels du transport sont à l’origine de ce mouvement.

Égale à lui même, le président du syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon a tenu à expliquer la situation à la presse « face à la montée exponentielle du phénomène de raquette sur nos routes, face à la mise en place du système de prédation par les agents de forces de sécurité notamment les agents de forces de police nationale et de gendarmerie nationale, la mise en place de systèmes tels que celui de numéros, de listes, face à la montée en puissance du raquette observé dans certaines brigades (brigade du nord), face à l’encadrement de la ville, on a quadrillé la ville et on a mit des agents de forces de contrôles tous les deux kilomètres et nous sommes maintenant aux antipodes du code routier, nous sommes dans quelque chose qui s’apparente à de la prédation systématique de l’argent (…)». Un constat malheureux pour les hommes des forces de l’ordre et de sécurité qui s’adonnent désormais à ces pratiques même en présence des clients sans aucune retenue. Mais que fait la police des polices ?

Face à tous ces éléments « l’ensemble des syndicats des transports terrestres a décidé en assemblée générale d’une grève d’avertissement de deux jours, lundi 6 et mardi 7 mars 2017», les transporteurs veulent ici « amener le gouvernement à régler cette question de raquette que nous posons depuis plusieurs années» surtout que, comme l’a si bien précisé Jean Robert Menie «cet argent ne prend pas la direction du trésor public,  de dizaines de millions de francs CFA qui rentrent dans les poches des agents de forces de sécurité ».

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