Les agents de Casep-Ga en grève : les morts à l’abandon

Siège de Casep-Ga à Libreville (Archives) © D.R

La crise économique que traverse le Gabon n’épargne aucun secteur. A côté de toutes les autres entreprises et compagnies les maisons de pompes funèbres entrent désormais dans la danse. Ainsi, depuis le mardi 19 décembre 2017 dernier, les agents de la Compagnie africaine de sépultures du Gabon (Casep-Ga) exigent le paiement des gratifications du mois de décembre auprès de leur direction générale.

Située non-loin de la direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI), ex Cédoc, dans le 4ème arrondissement de la commune de Libreville, la Compagnie africaine de sépultures du Gabon (Casep-Ga) connait également des troubles financiers.

N’ayant pas reçu une suite favorable à la requête déposée à leur direction, les agents de Caspe-Ga ont volontairement cessé le traitement des corps entreposés dans leurs locaux pour observer un sit-in au sein de l’entreprise. Les morts sont et seront abandonnés à eux-mêmes tant que les agents n’exprimeront pas leur satisfecit. «Nous attendons que nous soit payé notre argent. A moins que la direction s’engage à traiter les corps, nous ne bougerons que lorsque nos réclamations trouveront des solutions espérées », a confié un agent de la maison de pompes funèbres.

Cette situation est d’autant génante pour les employés de cette entreprise dont la période festive exige une certaine santé financière, autant pour les parents des morts qui devraient reprogrammer les sorties des corps des leurs en espérant que la direction de Caspe-Ga satisfasse ses employés.

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