Les acteurs économiques nationaux à l’école des nouvelles normes du SYSCOHADA

Ce lundi 27 novembre 2017 à l’hôtel Radisson Blu de Libreville, le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet a présidé la cérémonie officielle de lancement du symposium national d’adaptation aux nouvelles normes du SYSCOHADA. Cette rencontre entre dans le cadre de la nécessité pour les acteurs financiers de s’approprier et maîtriser les nouvelles normes comptables adoptées à Brazzaville, le 26 janvier 2017, lors de la 43e session extraordinaire du Conseil de L’OHADA par les Chefs d’Etat des 17 États membres.

La cérémonie d’ouverture dudit symposium  organisée par le ministère du Budget et des Comptes publics, en collaboration avec le Conseil national de la comptabilité (CNAC) et la participation technique du cabinet Osmose Consulting International s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement et du corps diplomatique des Etats membres de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (Ohada). Le symposium qui se déroulera sur une soixantaine de jours aura pour objectif d’édifier les praticiens du droit et de la comptabilité ainsi que les opérateurs économiques sur les nouvelles normes comptables applicables.

Ce nouveau dispositif introduit d’importantes innovations favorisant ainsi le développement et la bonne gouvernance des entreprises, mais  contribuerait également à l’amélioration du climat des investissements en dotant les États d’un instrument juridique et comptable moderne, adapté à la bonne gouvernance.

Lors de son discours de circonstance, le ministre du Budget et des Comptes publics, Jean Fidèle Otandault, a rappelé l’importance que revêt la tenue d’une telle rencontre. «Ces travaux et formation  qui porteront sur les règles qui devront régir dès le début de l’année prochaine l’exercice de la comptabilité dans les pays membres de l’Ohada. Ces nouvelles règles résultent de l’adoption le 26 janvier 2017 à Brazzaville, par le Conseil des ministres des pays membres de l’Ohada de l’Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à l’information financière ainsi que du Plan comptable de l’Ohada. Il était donc important que notre pays se saisisse le plus rapidement possible de ces changements pour que la nouvelle réglementation soit vulgarisée et partagée plus largement possible avec les organismes et entités concernés»; a -il expliqué.

Il faut noter que l’objectif de ces travaux est que l’ensemble des entités s’imprègnent du nouveau système afin de procéder à sa mise en oeuvre cette réforme à compter du 1er janvier 2018. «Depuis 1993 nous avons posé beaucoup de réformes en matière de droit des affaires, cela a permis de noter que la situation en matière d’investissement a changé très favorablement dans notre espace mais en même temps nous ne devons pas dormir sur nos lauriers nous faisons une évaluation périodique des textes applicables. Nous nous sommes rendus compte par ailleurs pour le droit comptable qui nous réuni pour ce symposium nous ne sommes plus en harmonie avec l’évolution au plan mondial notamment avec le droit boursier (…) nous avons aussi noté qu’il y a des améliorations à apporter au système comptable qui était en vigueur c’est pour cela que la réforme a été menée sur décision de nos Etats», a souligné quant à lui le le secrétaire permanent de l’Ohada, Dorothée Koffi Sossa.

Pour le Chef du gouvernement, Emmanuel Issoze Ngondet, ce nouvel instrument contribuera sans aucun doute à améliorer le climat des affaires en dotant le pays d’un cadre permettant à tous les praticiens de comprendre les nouvelles subtilités et les nouvelles règles de bonne gouvernance des économies. Mais constitue également «un appui indéniable au Plan de relance Économique du gouvernement».

Laissez votre commentaire

Laisser un commentaire