Léon Mbou Yembi : « Nous devons aller au dialogue »

Inclus dans la commission mixte opposition-majorité sur la réforme du processus électoral, le natif d’Ilendo, Léon Mbou Yembi a déclaré accepter la main tendue d’Ali Bongo. Une posture du président du Forum africain pour la reconstruction (FAR) qui ne surprend pas. Lui qui avait disparu des écrans radars, sort du bois pour lancer un appel au dialogue. « Nous devons aller au dialogue » a t-il confié au quotidien l’Union n°12328, dans une interview du samedi 21 et dimanche 22 janvier 2017.

Commençant par un rappel constitutionnel, Léon Mbou Yembi, du haut de la présidence de son parti politique à peine représentatif a précisé « En droit constitutionnel, on m’a appris ceci : quand il y a une élection à plusieurs candidats, il y a un vainqueur et des vaincus. Si les battus contestent la victoire du vainqueur, ils saisissent les instances compétentes. »

Poursuivant son discours  en invoquant le fait que « chez nous, c’est la Cour Constitutionnelle qui tranche en dernier ressort », le président du Forum africain pour la reconstruction a ajouté « qu’il y a deux problèmes de fond au niveau politique,  Le légal, c’est celui qui a prêté serment devant la Cour Constitutionnelle et en présence des présidents des autres institutions de la République. C’est notre Constitution qui le stipule, le présumé élu qui se dit légitime ne doit pas s’auto-proclamer président de la République » a-t-il prononcé l’interdit en l’endroit de Jean Ping.

Au terme de ses propos, Léon Mbou Yembi a affirmé que ce dialogue sera « l’occasion de demander aux institutions compétentes en matière électorale de nous prouver qui a la légitimité, c’est-à-dire qui a gagné l’élection…. Il va prêter serment où ? ». C’est la question qu’il a ajouté sur la table, estimant justement que « c’est lors du dialogue qu’il faut débattre de la légitimité du président de la République puisqu’il a prêté serment. Mais si les deux camps s’incrustent dans la haine, c’est le chaos qui risque de s’installer dans le pays

Comment débattre de la légitimité d’Ali Bongo sachant que les institutions évoqué par Mbou Yembi font depuis des années l’objet de plusieurs controverses et ont été remises en cause par l’opposition gabonaise et les différentes missions d’observation en août dernier?

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