Législatives/Tsamba-Magotsi: Quand les populations rêvent du prisonnier Massavala député !

Frédéric Massavala membre de la CNR © GMT

A l’approche de la tenue des prochaines élections législatives, plusieurs acteurs politiques commencent à faire valoir leurs intérêts à  participer à ce scrutin. Entre ceux dont la candidature reste assujettie à désignation formelle de leur formation politique, et ceux dont la participation émane du sentiment de l’opinion, les populations du département de Tsamba-Magotsi dans la province de la Ngounié semblent de plus en plus lancées dans une réflexion visant à choisir le candidat qui représentera valablement leurs intérêts à l’Assemblée nationale.

Alors que les acteurs politiques sont dans l’attente d’une date officielle communiquée par le Centre gabonais des élections (CGE), du côté du département de Tsamba-Magotsi, l’heure est à la spéculation pour savoir qui pourrait être le candidat qui fera l’unanimité auprès des populations.

Bien que disposant d’une base assez relative dans cette circonscription, le Parti démocratique gabonais (PDG), dont le candidat Ali Bongo Ondimba avait mordu la poussière lors de l’élection présidentielle du 27 août 2016, pourrait être confronté une fois de plus, à des difficultés sans précédents. Comme raison évoquée, qui laisse craindre une débâcle au prochain scrutin, la guerre silencieuse qui oppose le probable candidat de cette formation politique, Guy Bertrand Mapangou à certains cadres de la contrée, qui jugent la posture de ce dernier quelque peu suprémaciste.

Une situation sous fond de guerre de clans qui laisse les populations dans l’expectative lors de la désignation du candidat du parti au pouvoir. Autre équation qui pourrait compliquer les affaires du parti de masse, la situation de l’ancien ministre Frédéric Massavala-Maboumba, par ailleurs  porte parole de la de la Coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping, qui du côté du département est déjà considéré comme un héro du fait de sa détention.

En effet, les populations de Tsamba-Magotsi semblent convaincues de la nécessité de soutenir massivement ce «digne fils du département qui est illégalement détenu», certains voyant déjà en lui le «candidat naturel» pour le changement. Ecroué à la prison centrale de Libreville depuis septembre 2017, le leader politique n’a pas encore été jugé, laissant ainsi la possibilité pour lui d’être candidat même derrière les barreaux. Une candidature qui pourrait bousculer les codes et être un coup de tonnerre du côté de Fougamou, où les populations sont toujours dans l’attente de ses nouvelles.

Un cadre de Fougamou souligne d’ailleurs que sa candidature à l’élection législative sonnerait le glas de l’hégémonie du PDG dans le département. «La retraite de l’ancien Marcel Doupamby Matoka ne sera pas pour arranger les choses, car c’est le seul homme politique qui faisait réellement l’unanimité à cause de ses réalisations. Aujourd’hui, le PDG n’a plus de candidat crédible et la grande popularité de la Coalition pourrait faire basculer les choses», nous a-t-il confié.

Dans les différents regroupements du département, un vent de changement semble déjà souffler. De Guidouma en passant par Ikobey ou Sindara, les populations sont donc en attente d’une date pour la tenue des législatives et la tâche s’annonce ardue pour les candidats du PDG.

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