mardi,20 octobre 2020
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Législatives partielles: les candidats privés d’accès équitable aux médias du fait de l’inaction de la HAC

Depuis quelques jours, une odeur de souffre semble se répandre dans les couloirs de la Haute autorité de la communication (HAC) qui devrait s’expliquer sur la nonconvocation par ses soins de la Commission d’égal accès aux médias en période électorale lors des élections législatives partielles de ce mois d’août 2019. Pourtant dotée d’un budget faramineux cette autorité administrative indépendante aura brillé par son absence rendant de ce fait inaudible les messages des différents candidats qui étaient en lice. 

Alors que l’opinion s’attendait à assister à une campagne électorale plus animée, celle-ci aura été couverte d’un silence de cathédrale de bout en bout. Pour cause, l’organe en charge d’assurer la répartition du « temps d’antenne de manière égale entre les différents partis politiques ou les candidats selon les modalités qu’il fixe en temps utile », conformément aux dispositions de l’article 28 de la loi n°19/2016 du 9 août 2016 portant Code de la communication en République gabonaise n’a brillé que par son absence. 

Une situation incompréhensible alors que la mise en place de cette commission a pour objectif de permettre à chaque candidat de délivrer son message de campagne au populations. Il faut relever que dans le cadre de chaque élection, la Haute autorité de la communication obtient du gouvernement un budget à hauteur de 2 milliards comme l’indiquait l’ancien ministre du Budget Jean Fidèle Otandault à l’occasion d’un entretien accordé à la presse à son Cabinet de l’époque. Ce dernier s’interrogeait d’ailleurs sur l’utilisation de ces fonds lors des élections législatives et locales d’octobre 2018. 

Si l’opinion s’interroge sur la destination prise par les 2 milliards alloués à la HAC pour « garantir l’expression du pluralisme d’opinion et d’assurer l’accès aux médias publics et le traitement équitable des candidats et des partis ou groupements politiques pendant la période électorale », de nombreux acteurs politiques pourraient porter l’affaire sur la place publique. Pour cause, il serait justifié de dire que la Haute autorité de la communication aurait littéralement saboté leur campagne. Les candidats malheureux apprécieront, libre à eux de saisir les instances judiciaires compétentes. 

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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