Législatives: Franck Nguema à la conquête du 2ème siège de la commune d’Akanda

Franck Nguema, candidat déclaré aux législatives dans la commune d'Akanda © GMT

Longtemps resté silencieux sur les questions politiques, le président directeur général de la chaîne de télévision TV+, Franck Nguema est sorti de sa réserve, ce jeudi 23 février lors d’une déclaration qui s’est déroulée à sa résidence sise à la Sablière, dans le 2ème arrondissement de la Commune d’Akanda. Au menu de cette sortie, le novice en politique a abordé la situation sociopolitique que traverse le Gabon et en a profité pour annoncer sa candidature aux législatives d’avril prochain.

C’est devant un parterre d’invité, notamment des leaders de la Société civile tel que Fridolin Mve Messa, Georges Mpaga ou le  président du syndicat des agents du ministère du transport et de l’aviation civile (SAMTAC), Ghislain Malanda, que le patron de la chaîne de télévision privée TV+ et neveu d’André Mba Obame, Franck Nguema, s’est exprimé sur la situation de crise larvée que traverse le Gabon depuis plusieurs années.

Justifiant sa prise de parole par la nécessité de prendre ses responsabilités en qualité de membre de la société civile, le fils de feu Julien Nguema Obame, ancien grand commis de l’Etat gabonais, et d’Angèle Ondo, enseignante d’université et ancienne haute fonctionnaire, a dressé un tableau sombre de  la situation sociopolitique dans laquelle se trouve aujourd’hui le pays. «A ce jour je n’étais qu’un observateur de la politique gabonaise, mais avec d’autres, nous partageons la vie de nos concitoyens. Nous les écoutons et les voyons vivre à travers notre profession de reporter TV, et je puis vous dire, sans ambages, que la vie des gabonais n’est pas du tout, alors là, pas du tout rose. Elle est même malheureusement un calvaire pour beaucoup», a-t-il souligné.

Il a par la suite dénoncé les maux qui minent la société gabonaise, caractérisée par des conditions de vie déplorables pour les populations «l’explosion du chômage dont celui des jeunes», «une éducation en baisse de niveau, un faible accès des ménages à l’eau potable et à l’énergie, un pouvoir d’achat amoindri par l’inflation des prix, un accès au foncier très difficile, un manque de logements sociaux étourdissant. Mais aussi, une corruption endémique, qui grève terriblement les finances publiques», autant d’éléments qui pour lui, nécessitent un véritable sursaut patriotique afin de faire bouger les lignes.

S’érigeant en homme neuf dans le landernau politique, il a estimé qu’il était impératif de réduire le fossé qui s’est indubitablement creusé entre les citoyens, leurs représentants et gouvernants. «Les partis politiques ne peuvent plus revendiquer, seuls, l’organisation du débat et de la délibération», a relevé Franck Nguema.

Ainsi, la décision de ce dernier de s’engager dorénavant en politique est mue par la volonté de ce ressortissant de Medouneu d’aller chercher des «concitoyens avec qui parler pour participer à la construction de notre cher pays le Gabon, car le chantier est permanent et infini», a-t-il souligné.

L’hémicycle de l’Assemblée nationale étant le lieu propice à faire entendre la voix de ses concitoyens et les élections législatives pointant à l’horizon, Franck Nguema a fait savoir son intention d’y prendre part. «J’ai décidé, en homme libre et en mon âme et conscience, de me porter candidat issu de la société civile au siège de député du 2e arrondissement de la commune d’Akanda aux prochaines élections législatives», a-t-il lancé sous un tonnerre d’applaudissement.

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