Législatives: Enrique Mamboundou veut positionner des jeunes pour contrer la classe politique actuelle

Enrique Mamboundou, président de La Voie du Peuple © GMT

Ce mercredi 14 février 2018, la salle des fêtes Arche de l’Alliance sis à Alibandeng a été le cadre choisi par le président du mouvement la Voie du peuple, Enrique Mamboundou, pour aller au contact de la jeunesse de la capitale gabonaise. A cet effet, il a entretenu l’assistance sur les sujets d’actualité, notamment la recrudescence des enlèvements non élucidés à ce jour de certains jeunes proches de l’opposition mais aussi la question de la participation aux prochaines élections législatives prévues se tenir au mois d’avril prochain.

C’est dans une salle pleine à craquer, composée essentiellement de jeunes, que le leader de la Voie du peuple, Enrique Mamboundou, a tenu à donner sa position sur les derniers événements de l’actualité politique du pays.  C’est accompagné du coordonnateur du mouvement de la Jeunesse de l’opposition unie pour la résistance (JOUR), Jöel Mapangou Mapangou, qu’il a, une fois de plus, tirer à boulet rouge sur la classe politique qui, pour lui, n’a plus rien à proposer au peuple gabonais.

Ouvrant la série d’intervention lors de cette rencontre qui a réuni des centaines de jeunes, le coordonnateur du mouvement de la Jeunesse de l’opposition unie pour la résistance (JOUR) est tout d’abord revenu sur l’élection présidentielle du 27 aout 2016, indiquant qu’il était désormais nécessaire de faire une introspection de ce qui s’est passé. A ce titre, il a estimé que deux principes s’opposent actuellement, «la réalité c’est que Jean Ping a gagné les élections présidentielle, mais la vérité c’est que Ali Bongo est le président de la République, donc il faudrait que nous, jeunes, sachons faire cette différence», a-t-il expliqué.

Il a par la suite relevé que dans ce contexte de blocage, il était important de faire face à la vérité et penser ainsi aux échéances futures. Abordant la question des disparitions observées de certains membres de l’opposition, notamment Stempy Love Obame, Alain Mbella, et Mouendou Mbina Armel, qui depuis bientôt deux mois sont introuvables,  Jöel Mapangou Mapangou a souligné la nécessité de faire la lumière sur ces affaires qui inquiètent les familles et l’opinion nationale.

Après l’intervention du responsable de la JOUR, le président de la Voie du peuple véritablement agacé a fustigé une fois de plus la posture diplomatique adoptée depuis deux ans par l’opposition réunie au sein de la Coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping qui, pour lui, n’a aucune incidence sur la lutte pour le changement et l’alternance au Gabon. «Notre combat n’est pas de fabriquer des nouveaux opposants historiques. Notre combat est qu’Ali Bongo dégage pour que le peuple prenne son pouvoir. C’est ça notre vrai combat», a-t-il martelé.

A propos de la participation de l’opposition aux élections législatives d’avril prochain, Enrique Mamboundou s’est voulu clair. Pour lui, pas question de participer à ce scrutin sans l’obtention de la libération des prisonniers politiques. Il a d’ailleurs averti que si «ces ex pédégistes» insistent à vouloir aller à cette élection au détriment du peuple, il fera barrage à ces derniers et au Parti démocratique gabonais. «Nous-mêmes nous allons proposer des candidats s’ils veulent que l’opposition participe aux législatives. Il n’y aura pas une opposition du PDG épuisée depuis 40 ans; on n’en veut plus. s’ils veulent être élus, qu’ils attendent le Sénat, ils peuvent y aller pour s’asseoir mais l’Assemblée nationale doit revenir à la jeunesse gabonaise. La nouvelle République c’est la jeunesse», a-t-il lancé dans une salle surchauffée, avant de condamner les intrigues ayant cours au sein du landerneau politique gabonais; estimant «qu’aujourd’hui les partis d’opposition sont des sous-traitants du PDG», d’où la nécessité de renouveler le personnel politique.

Laissez votre commentaire

Laisser un commentaire