Législatives : Enrique Mamboundou s’oppose à la participation de l’opposition

De retour d’un périple en Europe, le président de la Voix du peuple, Enrique Mamboundou a tenu à faire l’économie des échanges qu’il a eu avec ses compatriotes de la diaspora gabonaise en France. C’est donc ce 26 avril au Noe palace que ce dernier a réuni les membres de ce mouvement proche de Jean Ping, pour évoquer les points ayant fait l’objet de discussion lors de ce voyage de travail.

C’est en présence de certaines personnalités, membres de la Coalition pour la nouvelle République, notamment Maître Fabien Méré et Patrick Oyougou, que le président de la Voix du peuple a tout d’abord tenu à remercier les centaines de personnes ayant effectué le déplacement pour assister à cette «rencontre de la résistance contre le système Bongo-PDG».

Abordant les raisons de son voyage en France, Enrique Mamboundou a souligné que ce déplacement avait pour but d’aller au contact des gabonais de la diaspora qui depuis plusieurs semaines ne cesse de manifester, « nous avons parlé de la résistance et nous avons parlé de la nécessité de mieux nous organiser pour l’avenir». Cette question est d’autant plus nécessaire, car selon lui, elle permettra de mettre un terme «à la dictature d’Ali Bongo».

«L’une des choses qui a fait que je m’engage aujourd’hui en politique, c’est le fait que je trouvais inacceptable que Ali “Moubongou” puisse envoyer des policiers et des militaires frapper des enfants dans des lycées et collèges et à l’université», a t-il relevé. Evoquant la position défendue par son mouvement, notamment la nécessité du respect des résultats des urnes qui a vu la victoire de Jean Ping et les violations des droits de l’homme ayant eu cours lors de la crise post-électorale, il a déclaré qu’après «les élections beaucoup de nos frères ont disparu, on ne sait pas où ils sont enterrés, une élection qui a causé tant de morts. Ce n’est pas une cause inconnue, la cause est que Ali Moubongou a décidé de tuer les gabonais pour rester au pouvoir».

En outre, revenant sur la question de la participation de son bord politique à l’élection législative prochaine l’ancien animateur de Gabon Télévision s’est dit opposé à cette idée. «Nous allons nous battre contre ce régime, il faut qu’on se donne les moyens, nous allons nous battre pour que la démocratie s’installe chez nous, nous allons nous battre contre les injustices, il faut qu’on se batte. Tant qu’Ali n’est pas parti la première chose que nous avons exprimé c’est qu’il faut que les politiciens qui sont nos aînés arrête de nous parler d’élection législative, on n’en veut pas (…) nous les jeunes, nous la Voix du peuple et avec une bonne partie de la diaspora, nous pensons qu’il faut abandonner ce projet tant que les choses ne sont pas réglées », a t-il martelé.

Par ailleurs il a annoncé la tenue d’une convention qui visera à «organiser la résistance de manière différente». «Nous préparons une grande convention avec la diaspora et la jeunesse présente ici, pour que nous nous organisons de façon à faire face au combat difficile que nous allons devoir continuer pour dégager la dictature d’Ali Bongo», a t-il conclu sous un tonnerre d’applaudissement.

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