Législatives: les Coordinations provinciales de la CNR s’opposent

Noel Bourobo Epembia, le 28 février 2018 © GMT

La question de la participation aux prochaines élections législatives divise la Coalition pour la nouvelle République réunie autour de Jean Ping. Désormais partagée entre deux camps : celui des formations politiques favorables composé, notamment de l’Union nationale (UN), Les Démocrates, l’Union et solidarité (US) et le Rassemblement héritage et modernité (RHM) et celui des réfractaires qui comprend 11 partis politiques.  

Dans une déclaration rendue publique ce mercredi 28 février, à la résidence de Jean Ping sis au Charbonnage dans  le 1er arrondissement de Libreville, les coordinations provinciales du Gabon se réclamant de la Coalition pour la nouvelle République réunie autour de Jean Ping ont tenu à s’exprimer sur l’organisation des législatives prévues se tenir en avril prochain.

Ainsi, c’est par la voix de Noel Bourobo Epembia que l’ensemble de ces coordinations ont pris acte des deux positions contradictoires identifiées au sein de la Coalition concernant la participation aux élections.  Ils ont pointé du doigt les quatres partis politiques, notamment l’UN de Zacharie Myboto, le RHM d’Alexandre Barro-Chambrier, les Démocrates de Guy Nzouba-Ndama et l’US de Jean de Dieu Moukagni Iwangou, qui ont décidé de prendre part à ce scrutin qui selon eux n’aura d’autre conséquence que de légitimer «le pouvoir d’Ali Bongo».

Une position qui fait face aux onze autres partis de la CNR, qui refusent catégoriquement la tenue de ces élections législatives. «Les Coordinations provinciales réaffirment leurs attachements au principal combat qui est celui de l’alternance politique au sommet de l’Etat, et n’entendent pas s’écarter de cet objectif fondamental cher au peuple gabonais. Elles soutiennent donc la position des onze et désapprouvent publiquement celle des quatres», ont-ils indiqué.

Par ailleurs, dans l’optique de faire barrage à la tenue de ces législatives, les Coordinations provinciales ont annoncé la création d’un mouvement citoyen dénommé «Refus Citoyen» dont les deux objectifs sont de «refuser la tenue des prochaines élections législatives d’avril 2018 en les empêchant par tous les moyens»  et «poursuivre la résistance jusqu’à la victoire finale qui sera consacrée par  l’investiture officielle de Jean Ping à la magistrature suprême».

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