jeudi,21 octobre 2021
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Législatives 2018: tripatouillage au premier arrondissement de Libreville

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Les jours passent et se ressemblent du côté du 1er arrondissement de Libreville après le premier tour des élections législatives. Outre les manoeuvres frauduleuses qui auraient été orchestrées par la présidente de la commission électorale dans cette circonscription dont Gabon Media Time s’était fait l’écho, de graves soupçons de tripatouillage ont été récemment mis en lumière, mettant à mal les résultats rendus publics par le Centre Gabonais des élections (CGE) qui donnait le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG)  élu dès le premier tour.  

En effet, selon les résultats proclamés par le CGE, le candidat du PDG Gabriel Malonga Mouelet aurait obtenu 51,86%, propulsant ce dernier vainqueur de l’élection dès le premier tour. Sauf qu’à la lumière des faits, la compilation des résultats issus des procès-verbaux en possession de ses challengers laisse apparaître qu’il n’en est rien.

Après comparaison des procès-verbaux en possession des autres candidats que nous avons pu consulter, le candidat PDG aurait obtenu en réalité  31,91% soit 1225 voix, alors que le CGE lui attribuait 1963 voix, soit 738 voix fictives. Un élément probant qui démontre que la supposée victoire au premier tour de celui-ci était trop incompréhensible au vu des forces en présence dans cet arrondissement. Plusieurs candidats auraient été crédités de scores qui ne concordent pas avec ceux compilés dans les PV, c’est le cas de l’indépendant Nicolas Nguema, officiellement classé 4ème avec 7,16%  pour 271 voix serait en réalité arrivé en 3ème position avec 473 voix à son profit pour un pourcentage de 12,32%. 

Lire aussi >> Elections 2018: manoeuvres frauduleuses dans le 1er arrondissement de Libreville 

Une comparaison des procès verbaux rendue possible grâce à la coopération des autres candidats a permis de mettre à nu les connivences entre le Centre gabonais des élections et le parti au pouvoir. D’ailleurs, face à cette situation pour le moins rocambolesque, la candidate indépendante Sandrine Ytou-Y-Maganga, arrivée deuxième durant ce scrutin avec 14,93% de suffrages selon les vrais résultats aurait entrepris de saisir la Cour constitutionnelle.  

Cette dernière se serait vu attribuer soit par erreur ou volontairement par le CGE 10,44% de suffrages, une manoeuvre machiavélique qui coûtera à la requérante 500 000 Fcfa payable auprès de la haute juridiction pour ouvrir ce contentieux qui devrait aboutir à la tenue d’un deuxième tour dans cette circonscription.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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