Législatives 2018: les partis «gazelles» de la Coalition disent niet

Des membres de la Coalition pour la nouvelle République © GMT

S’achemine-t-on vers une scission de la Coalition pour la nouvelle République? Telle est la question qu’on pourrait se poser au regard des déclarations enregistrées ces derniers jours. Faisant suite, sembl-t-il à la position de certains partis membres de ce regroupement, exprimée par le président de l’Union nationale (UN), Zacharie Myboto, de participer aux prochaines élections législatives, une frange de cette coalition a estimé ne pas être favorable lors d’une déclaration lue ce jeudi 15 février 2018 à la résidence de l’ancien candidat à l’élection présidentielle, Jean Ping.

C’est par la voix de Vincent Boulingui Boukosso, que 9 partis de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) ont  tenu à donner leur position sur la question de la participation ou non de l’opposition à l’élection législative d’avril prochain. Cette sortie fait suite à la déclaration du président de l’UN qui annonçait que «plusieurs partis politiques de la Coalition, dont l’Union nationale, travaillent actuellement sur le dossier dit “Elections législatives”, ne cachant pas leur intention d’y prendre part».

Pour les signataires de la déclaration de ce jeudi 15 février qui regroupait des partis tels que l’Alliance démocratique et Républicaine (ADERE), le Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ), le Parti Souverainistes, le Parti gabonais du progrès (PGP), l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPG-L), L’Union pour le progrès et la liberté (UPL), l’Union républicaine pour la démocratie et le progrès (URDP), le PARI ou le NAR l’unique préoccupation devrait être la restauration de la vérité des urnes qui donnait Jean Ping vainqueur de l’élection d’août 2016.

Ils ont estimé que cet objectif avait déjà été tracé par l’ancien président de la Commission de l’Union africaine lors de son adresse à la Nation du 15 octobre 2017, où il invitait les gabonais à ne pas cesser la lutte. En outre, cette frange de la Coalition a relevé que l’élection présidentielle étant la «clé de voûte de toutes les institutions», il était inopportun à ce stade de «mettre au même niveau de préoccupation la lutte pour le rétablissement de la vérité des urnes du 27 aout 2016 et la lutte pour la conquête des sièges à l’Assemblée nationale».

Pour ces partis de la Coalition, le débat sur la participation aux élections législatives  n’est qu’une «manière de détourner l’attention du peuple gabonais et de son président démocratiquement élu de leur objectif principal, à savoir le rétablissement de la vérité des urnes et la prise de pouvoir». Vincent Boulingui Boukosso n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que la participation de l’opposition à cette élection ne ferait que «légitimer le régime d’Ali Bongo».

«Monsieur Jean Ping n’est pas le chef de l’opposition, il est le président élu par les gabonais. Pour le moment, la question des élections législatives, bien que contenue dans son agenda, n’est pas inscrite à l’ordre du jour. Son combat actuel est la récupération du mandat que la majorité des gabonais lui a confié», ont-ils martelé.

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