Législatives 2018: les Mamboundouïtes demandent l’arbitrage d’Ali Bongo

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Face à l’éventualité d’un énième report des législatives, prévues pour avril 2018, certaines formations politiques affûtent déjà leurs armes, tandis que d’autres grognent ou se gargarisent de ne pas y prendre part. A l’Union du peuple gabonais (UPG), c’est le grincement de dents, Les Mamboundouïtes ont récemment donné du ton mettant ainsi en demeure le gouvernement d’Issoze Ngondet.

Il faut avouer que si un report fait l’affaire de certains, pour causes d’impréparation, il peut aussi rebuter ceux qui se disaient prêt à prendre part à cette compétition politique en avril. Les Mamboundouïtes, un courant politique localisé au sein de l’UPG a dans un récent communiqué, enjoint l’actuel gouvernement qui selon ces opposants a montré son incapacité à organiser dans les délais les élections législatives.

«Les Mamboundouïtes demandent la mise en demeure du gouvernement pour n’avoir pas pu organiser les élections législatives dans les délais indiqués par la Cour Constitutionnelle au plus tard au mois d’Avril 2018», ont-ils indiqué.

Fort de ce constat, le courant politique a demandé l’intervention du chef de l’État afin de sortir le pays d’un statu quo qui vise à alimenter la palabre politique. «Considérant le dialogue politique comme un principe de la bonne gouvernance, un moyen à l’origine de beaucoup d’avancées significatives et de déblocages des malentendus dans le paysage politique de notre pays, les Mamboundouïtes, souhaitent que le Président de la République reçoive au plus haut point, la classe politique gabonaise pour une intervention politique optimale, aux fins de fixer d’accord parties la période de l’organisation des élections législatives 2018», ont-il lancé.

Initialement prévu pour le 27 décembre 2016, avant d’être reporté au 29 juillet 2017, puis à fin avril 2018, la rencontre entre le ministre de l’Intérieur, Lambert-Noël Matha, et les responsables des partis y compris ceux de l’opposition, le 7 mars 2018, à Angondjé, n’a pas apaisé les tensions, elle a plutôt conforté la thèse d’un nouveau report des législatives.

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