Législatives 2018: Laetitia Maganga Moussavou apporte la boue aux habitants d’Alibandeng

Laetitia Maganga Moussavou, candidate PSD au 1er siège du 1er arrondissement de Libreville © D.R

A quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale, la candidate du Parti social démocrate (PSD) s’est rendue dans le 1er arrondissement de Libreville pour effectuer des travaux de « réhabilitation » des routes d’Alibandeng Petit Village, d’Ondogo GR,  Bel Air Transfo et Tchad. Une initiative certes salutaire, mais qui aura pour effet immédiat en ce début de saison de pluie d’apporter la boue aux populations habitants lesdits quartiers.

« Parler c’est bien, mais agir c’est encore mieux », a-t-elle publié vendredi 21 septembre dernier sur sa page Facebook, telle une personnalité politique animée d’une énergie soudaine, d’aider ses concitoyens mais qui au regard de l’impact courtermiste n’est que passagère.

Laetitia Maganga Moussavou, candidate du Parti social démocrate (PSD) de son père, Pierre Claver Maganga Moussavou aux élections législatives dans le 1er siège du premier arrondissement de Libreville estime que son acte est « concrêt » et conforme aux « besoins » des populations de sa circonscription électorale en quête de « leaders qui vont l’amener vers une vie meilleure… ».

« Critiquer et condamner c’est trop facile… Moi j’ai choisi de montrer l’exemple, de donner le meilleur de moi pour satisfaire la populations et participer au développement de chez nous », poursuit-elle dans son post qui a attiré l’ire de certains internautes.

«Sans les élections,  cet élan aurait-il vu le jour » questionne un internaute sur la page de la candidate. Commentaire auquel cette novice en politique n’a pas hésité à répondre. « Peut-être pas», a-t-elle eu l’honnêteté d’écrire, avant de poursuivre en langage SMS « mais je me rends compte au fur et à mesure que j’aime réellement ce que je fais et je souhaite continuer sur cet élan qlq soit les résultats ». Un langage pour le moins léger, pour une présumée personnalité politique qui, excusez du peu, se donne pour ambition de représenter et porter les aspirations des populations à l’Assemblée nationale.

Peu convaincante, puisque LordKevyn Nguema un des influenceurs bien connu de la toile gabonaise n’a pas manqué de fustiger à son tour, ces travaux dont le début coïncide étrangement, avec l’ouverture de la campagne électorale.  « La soeur, tu es en train de nous faire la boue pardon… Les pluies sont de retour et les petits retournent à l’école dès le 1er Octobre. On sait que ces « travaux » ne finiront jamais ».

En réponse, Laetitia Maganga Moussavou explique qu’elle va « au bout de ce qui est prévu », certainement en poursuivant le nivelage des voies de ces quartiers très enclavés du 1er arrondissement de Libreville pour s’attirer les bonnes grâces des populations appelées aux urnes les 6 et 27 octobre prochains pour élire leurs représentants à la chambre basse du Parlement.

Une attitude dont la sincérité à peine crédible, conforte les internautes dans leurs suspicions. Les mauvaises « habitudes ont la dent dure » dit un adage populaire, et les Gabonais en ont pleinement conscience, car, très souvent, ils ont eu droit à ce spectacle insidieux et opportuniste de la part des politiques qui en réalité, n’ont d’yeux que pour leurs voix. Est-ce le cas de Laetitia Maganga Moussavou? Cela coule de source. Pourquoi il en serait autrement ?

Pris dans l’étau, la fille du Vice-président de la République, dans une vaine tentative, a essayé de rassurer les internautes par ses mots «… il n’y aura jamais plus de boue qu’avant je vous rassure, donc vos enfants pourront bien commencer les cours le 1er octobre ». Reste à savoir si ces paroles ont su trouver l’assentiment des populations dont elle convoite les suffrages sur la sincérité de sa démarche.  

Laissez votre commentaire