Législatives 2018: Jean Gaspard Ntoutoume Ayi serein face aux populations du Ciciba

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi © GMT

En prélude à la tenue des élections législatives prévues se tenir cette année, le commissaire national en charge du Budget de l’Union nationale (UN), Jean Gaspard Ntoutoume Ayi est allé au contact des populations du quartier Ciciba dans la commune d’Akanda, ce samedi 23 juin 2018. Au menu de cette rencontre, il était question d’entretenir ces derniers sur la situation sociopolitique du pays, mais aussi inviter chacun de ces citoyens à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales.

Après avoir été empêché le week-end passé, c’est finalement ce samedi que le commissaire national en charge du Budget au sein de l’Union nationale (UN), et ancien porte-parole de Jean Ping, a échangé avec les habitants de cette circonscription. Devant une cinquantaine de personnes, il a été introduit par un responsable du Rassemblement Héritage et modernité, qui a tenu à démontrer l’unité désormais de mise au sein de la Coalition pour la nouvelle République comme durant l’élection présidentielle du 27 août 2016.

Entre autres sujets abordés lors de cette rencontre qui s’est voulue conviviale, la situation socioéconomique du pays et les prochaines élections législatives. Il a relevé que les problèmes auxquels font face le Gabon sont dûs  au fait que le vote soit toujours «braqué». «En 2016 les gabonais sont allés voter nombreux, deux gabonais sur trois ont voté pour Jean Ping. Pendant qu’on était en train de compter les voix et à célébrer la victoire, oui c’est l’armée qui a massacré un nombre important de nos concitoyens, pour qu’ils s’installent au pouvoir, et ils y sont depuis 2 ans. Il parait qu’ils nous ont tué pour qu’on soit heureux ou pour arranger le pays, que celui qui se sent bien au Gabon aujourd’hui lève la main ainsi, je dirai qu’il y en a au moins deux ou trois. Très peu!», a-t-il lancé.

Revenant sur la question des élections, il a estimé que «le bulletin de vote demeure l’unique arme pour faire tomber ce régime», l’expérience de 2016 ayant démontré que «c’est bien dans les urnes que Jean Ping a remporté les élections, mais que c’est par la force des armes qu’Ali Bongo a usurpé le pouvoir». A cette occasion il a exhorté les populations à aller massivement se faire enrôler pour espérer encore une fois voter pour le changement.

Interrogé sur la sécurisation du vote, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi s’est voulu pragmatique, estimant que les gabonais étaient désormais au fait du déroulement du vote et capable de surveiller le processus de proclamation. «Désormais nous savons surveiller un scrutin, nous savons choisir des scrutateurs pour les mettre dans des bureaux de vote, on sait récupérer nos procès verbaux, on sait centraliser nos résultats. Et la grande différence entre les legislatives et la presidentielle, c’est que les législatives c’est 143 élections qui auront lieu dans des environnement où les gens savent pouvoir surveiller leur vote et s’assurer que celui qu’ils ont voté est le vainqueur», a-t-il souligné. 

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