Législatives 2018: la Coalition en rang serré?

Jean Ping, entouré d'autres leaders de la CNR, le 10 février 2018 © GMT

La question de la participation aux élections législatives continue d’alimenter le débat au sein du landerneau politique gabonais et plus particulièrement dans l’opposition. Le sujet n’a d’ailleurs pas manqué d’être évoqué lors de la célébration des 8 ans d’existence de L’Union nationale. C’était l’occasion pour le président de cette formation politique, Zacharie Myboto, d’évoquer la possible participation ou non de l’opposition sous le label de la Coalition pour la nouvelle République conduite par Jean Ping.



La cérémonie qui a vu la présence de la quasi totalité des leaders de la Coalition, notamment Jean Ping, Jean François Ntoutoume Emane du Rassemblement des patriotes républicains (RPR), Alexandre Barro Chambrier du Rassemblement Héritage et modernité (RHM), Vincent Ella Menye de Les Démocrates, le vice-président d’Union et solidarité (US), Nicolas Nguema ou encore Thierry Ondo assoumou du Morena, était l’occasion pour ce rassemblement politique de réaffirmer son engagement pour le changement et l’alternance au Gabon.

Lors de son discours de circonstance, le président de l’UN, Zacharie Myboto, a salué «l’unité et la solidarité» qui animent désormais les principales forces d’opposition réunies au sein de la Coalition. Il a relevé que cette unité retrouvée des forces du changement s’est manifestée lors de la présidentielle du 27 aout 2016 avec le choix du candidat unique et devrait se poursuivre pour les échéances à venir. «Le chemin pour l’alternance et l’Etat de droit qui est notre idéal, nous en convenons, est long, semé d’embuches et difficile, mais notre gloire et notre force sont d’y marcher résolument, y compris en affrontant les obstacles rencontrés», a-t-il souligné.

Abordant la question des législatives qui fait couler encre et salive au sein de la Coalition, l’ancien ministre d’Omar Bongo a estimé qu’il était nécessaire de mesurer «les conséquences néfastes» que pourraient avoir un nouveau boycotte. «Le combat politique pour le renversement d’une dictature ne se remporte pas en peu de temps, lorsque cette dictature s’est établie pendant un demi-siècle», a-t-il fait remarquer à ses pairs.

Il a par la suite indiqué que la réaffirmation de la victoire de Jean Ping devait se faire par tous les moyens, soulignant que «la tribune de l’Assemblée nationale sera un plus, allant dans ce sens».

Par ailleurs, Zacharie Myboto a révélé qu’en prélude à ce scrutin et pour lever une bonne fois le voile quant à la participation de l’opposition, «plusieurs partis politiques de la Coalition, dont l’Union nationale, travaillent actuellement sur le dossier dit “Election législative” dans l’esprit et la dynamique du 16 août 2016, couronnés par le 27 août 2016». Avant d’ajouter que «les résultats de ces travaux seront solennellement rendus publics très prochainement. Ces partis politiques veulent prouver aux putschistes et au monde que, comme l’a dit Abraham Lincoln, le bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil».

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