Législatives 2018: Bourrage d’urnes et arrestations dans le 2ème arrondissement de Libreville

Ecole Publique Martine Oulabou de Libreville © D.R

Le Commissaire national de l’Union Nationale, Vice président opposition du 2ème arrondissement de Libreville, Marcel Djabioh, vient d’être arrêté par la Police Judiciaire au centre de vote de l’école Montfort nous a confié une source proche du parti. Une situation pour le moins rocambolesque alors que le porte parole de la Présidence de la République Ike Ngouoni évoquait le calme observé lors de ces opérations de vote.

Cette interpellation intervient quelques heures seulement après la découverte par les représentants du candidat de l’opposition d’urnes bourrées à l’école publique Martine Oulabou. Un échange verbal a eu lieu entre ces derniers et des responsables de la commission électorale qui tenaient mordicus à garder cette secrète situation au mépris de la loi.

Joint au téléphone par Gabon Media Time bien avant son interpellation, le Vice président opposition au sein du Centre gabonais des élections pour le compte du 2ème arrondissement de Libreville, Marcel Djabioh a relaté les manoeuvres orchestrées par certains présidents de bureaux de vote. « Alors que l’heure d’ouverture des bureaux de vote est fixée à 8 heures, les membres de la commission étaient sur les lieux plus tôt que prévu. A notre arrivée nous avons remarqué que des dizaines de bulletins de vote se trouvaient déjà dans plusieurs urnes. Ce qui a conduit à des échanges quelques peu virulents avec le président d’un bureau de vote », a-t-il expliqué.

Selon le récit fait par le cadre de l’Union nationale, outre le bourrage des urnes qui est constitutif d’un cas de fraude, les listes d’émargement ne présentaient aucune signature. Pis cet échange verbal se serait déroulé en présence d’observateurs de l’Union africaine qui ont également fait le malheureux constat.

Le commissaire national à la Culture et à la Communication de l’Union nationale nous a d’ailleurs informé des menaces proférées par le président de la commission électorale à son endroit. Ce qui semble-t-il a conduit à son interpellation par les forces de sécurité, donnant désormais libre champs au représentant du parti au pouvoir de manipuler librement le vote.

Laissez votre commentaire