Législatives 2018: seulement 4 sièges pour la CNR au premier tour

Alexandre Barro Chambrier, Zacharie Myboto et Guy Nzouba Ndama © Montage GMT

Au sortir du premier tour des élections législatives dont les résultats ont été rendus publics par le président du Centre gabonais des élections (CGE) Moïse Bibalou Koumba, le Parti démocratique gabonais (PDG) a raflé 78 sièges, obtenant ainsi la majorité des sièges à l’Assemblée nationale comptant pour la 13ème législature. Les partis membres de la Coalition pour la nouvelle République n’ont récolté qu’une maigre moisson de 4 élus.



Sur les 143 sièges à pourvoir au sein du Palais Léon Mba, « le parti de masse »  a obtenu dès le premier tour plus de la moitié de députés élus synonyme de majorité absolue au sein de l’Assemblée nationale, institution en charge du vote des lois et du contrôle de l’action du gouvernement. Une hégémonie qui fragilise les partis politiques de la Coalition pour la nouvelle République qui ont pris part aux scrutins jumelés du 6 octobre dernier.

L’Union nationale de Zacharie Myboto n’a obtenu aucun élu au premier tour et reste en ballotage sur 5 circonscriptions. Le Rassemblement héritage et modernité d’Alexandre Barro Chambrier obtient un élu et 8 ballotages. Les Démocrates de Guy Nzouba Ndama quant à eux font le meilleur score avec 3 élus au premier tour et 13 ballotages. Une moisson pour le moins amère pour cette formation politique dont le leader a été copieusement battu au deuxième siège de la commune de Koulamoutou par le député sortant Jean Massima.

Le Parti démocratique gabonais dont certaines victoires seraient entachées d’irrégularités notamment à Mbigou dans le premier siège du département de la Boumi-Louetsi et du premier arrondissement de la commune de Libreville, a raflé la mise dès le premier tour en remportant 74 sièges seul, et  2 autres avec ses alliés de l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS), à Mounana et du Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV) à Bitam.

Dans son fief du Haut-Ogooué, la commune de Franceville a offert aux candidats du PDG les quatre sièges dès le premier tour. Même scénario sur l’ensemble des sièges que comptent les différents départements de cette province. Certaines villes et circonscriptions, prétendument acquises à l’opposition ont basculé vers la majorité. C’est le cas des communes de Port-Gentil où « la parti de masse » s’en sort avec 3 élus sur 4 et à Lambaréné où il a remporté les deux sièges que compte la capitale migovéenne.

La campagne pour le second tour prévu le samedi 27 octobre prochain a démarré le samedi 13 octobre dernier avec très peu d’engouement. Au terme de celle-ci, même si le parti au pouvoir qui est en ballotage sur 54 sièges est vaincu au second tour, il possède déjà la majorité nécessaire pour constituer un gouvernement. Surtout que ses alliés des Sociaux démocrates gabonais et Rassemblement pour la restauration  des valeurs sont encore en lice sur 7 sièges chacun.

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