Législatives 2017 : le «oui mais» du Rassemblement héritage et modernité

Le secrétaire général du Rassemblement héritage et modernité, Michel Menga M’Essone interrogé ce vendredi 24 mars 2017, sur la participation de son parti aux législatives, a déclaré  qu’«à priori, oui nous devons y aller» «mais pas à n’importe quelles conditions».

Revenant sur l’objectif poursuivi par le Rassemblement héritage et modernité en tant que parti politique, l’ancien ministre de l’Education nationale et député de Cocobeach, Michel Menga M’Essone précise : « Nous avons bien sûr l’ambition de prendre le pouvoir à terme et vous savez bien qu’aller aux élections législatives c’est une démarche qui tend vers l’objectif de la prise du pouvoir. Comme vous le savez le pouvoir législatif est important dans un pays. Il n’y pas que l’exécutif dans un  pays. Nous venons de participer à une élection présidentielle pour choisir le chef  de l’Etat qui est le chef de l’exécutif. L’élection législative a pour vocation de choisir les députés de façon à ce qu’une majorité se dégage dans le pays pour le pouvoir législatif.»

Sur la question à proporement parlé de la participation aux futures législatives, le secrétaire général du RH&M poursuit «a priori, oui nous devons aller aux législatives, mais pas à n’importe quelles conditions». Pour clarifier la position de son parti politique, Michel Menga M’Essone argumente : «Nous ne prétendons pas aller aux législatives dans la situation actuelle. Parce que les mêmes causes produisant les mêmes effets. Nous sommes certains que si nous allons aux élections, il sera annulé tel ou tel siège même si de façon manifeste les élections se sont passées de la manière la plus claire.»

Très méfiant, l’ancien ministre confie à la presse qu’il sait «comment les choses se passent». Bien que favorable aux élections législatives, les questions de transparence et du respect du verdict des urnes conditionnent la partipation de RH&M. «Nous n’attendons qu’à aller aux élections à condition que toutes les institutions qui sont engagées dans l’opération électorale soient remises à plat, de façon à ce que ça soit clair et à partir de ce moment si et seulement si nous nous rendons compte que le Cour constitutionnelle a été revue, que la Canap a été revue, que les listes ont été remises à plat que toutes les conditions de manière générale ont été réunies de façon à ce que nous organisons dans ce pays une élection législative transparente pour que le meilleur gagne, nous irons aux élections. Mais si tel n’est pas le cas, nous n’irons pas aux élections. Voilà la position qui est celle du Rassemblement héritage et modernité.» a-t-il conclu.

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