Le vol à l’arraché, le traumatisme des Librevillois !

Carrefour Rio, Libreville © D.R

Carrefours, échangeurs, marchés, toutes les zones d’affluence sont la chasse gardée des chenapans, qui pullulent les rues de la capitale. Ils s’en prennent à tous et pour tout, parfois pour des sacs vides, ils commettent des actes violents. Ils sont l’une des causes de la grande insécurité qui règne dans le pays et qui inquiète les citoyens, surtout en cette période de fête.

Ils sont partout ! Aux abords des rues, groupés, prêts à s’en prendre lâchement à la première victime qui aura baissé sa garde le temps d’une seconde. À l’attente d’un taxi, deux doigts suffisent à subtiliser un téléphone. Dans les embouteillages, ils n’hésitent pas à forcer des portières pour prendre le premier objet et parfois bien futile qui leur tombe sous la main. Bousculade, fausse demande de renseignements, les voleurs ne tarissent pas d’imagination pour soutirer à leurs victimes le fruit d’un effort qu’ils s’interdisent de faire.

En période de fêtes de fin d’année, ces malandrins se frottent les mains. C’est là, une occasion rêvée pour ces affreux-jojo de se remplir les poches, en faisant les poches au grand désarroi d’innocentes personnes qui en font les frais, se frottent les yeux. De nombreux témoignages en disent long sur leur façon de procéder. « J’envoyais un SMS à bord d’un taxi, qui avait marqué un arrêt au feu tricolore d’Akébé, pour prendre un client, lorsqu’une main s’est emparée de mon téléphone. Au moment où je m’en suis rendu compte, le voleur était rentré dans le mapane », dira une victime malheureuse de ces voleurs de petits chemins.

Il demeure tout de même des zones dans lesquelles la vigilance est de mise. Rio en est l’exemple. Dans ce quartier, les passants négligents qui arpentent les rues, leur téléphone à l’oreille, se les font souvent arrachés sous les regards complices des passants. Henri Mba, un sexagénaire l’a vécu « le voleur m’a quasiment arraché l’oreille », raconte-t-il, alors que ce dernier était en communication. Le plus dur pour lui a été que personne « n’a levé le petit doigt pour m’aider à le poursuivre ».

Loin de prétendre défendre les victimes, les forces de l’ordre semblent s’en formaliser « tu ne sais pas qu’à Rio on ne cause plus au téléphone quand on marche? », aurait asséné un policier à Henri Mba alors que ce dernier cherchait désespérément de l’aide auprès d’une police qui prône la non-assistance de personnes en danger.



Laissez votre commentaire