Le vice-président du Sénat Jean Christophe Owono Nguema s’oppose à la révision constitutionnelle

Jean Christophe Owono Nguema, Vice président du Sénat © D.R

Le projet de révision constitutionnelle adopté par le gouvernement en Conseil des ministres, le 28 septembre dernier ne cesse de susciter la polémique au sein de la classe politique gabonaise, certain y voient déjà une sorte de projet de monarchisation de la République. Position exprimée par le 6ème vice-président du Sénat, Jean Christophe Owono Nguema lors de son son passage ce jeudi 19 octobre au journal Afrique de Tv5 Monde.



Longtemps passé sous silence par les médias, le débat sur la question de la révision constitutionnelle commence à provoquer des levés de bouclier au sein de l’opinion nationale. La dernière en date est presque inédite, puisqu’elle émane d’un des vice-présidents de la chambre haute du parlement.

Ainsi, pour le sénateur de la commune d’Oyem, le projet de révision constitutionnelle recèle en lui, un véritable danger pour la forme Républicaine de l’Etat, en ce sens qu’il devrait entériner une nouvelle «forfaiture d’Ali Bongo». «Ce projet vise simplement à faire disparaître la République gabonaise pour que nous devenions une monarchie. C’est une monarchisation de la République qu’aucun gabonais ne peut accepter»; a t-il martelé.

Lors de cet entretien accordé à Tv5, il a egalement rappelé le rôle que devrait jouer la France dans la résolution de la crise née de la dernière élection présidentielle. Soulignant que l’Hexagone a toujours joué un rôle primordial dans la politique gabonaise, de l’accession du pays à l’indépendance jusqu’à celle d’Ali Bongo «la France fait parti du problème, la même France fait parti de la solution»; a t-il lancé.

Poursuivant qu’aujourd’hui pour une fois «l’Union européenne a voté une résolution demandant à la France de s’impliquer pleinement dans la recherche de la solution au problème politique qui se pose actuellement au Gabon. avant de parler de cette énième révision de la constitution il faut parler du problème (…) le Gabon a un problème politique et il faut trouver une solution politique».

Par ailleurs, interrogé par la journaliste Tatiana Mossot sur la stratégie  envisagée par l’opposition gabonaise pour faire barrage à cette futur révision de la Constitution, le sénateur proche de l’Union nationale, parti membre de la Coalition pour la nouvelle République, a esquissé quelques pistes de solutions. Il a relevé que «le problème de l’opposition aujourd’hui c’est de se retrouver pour empêcher Ali Bongo de monarchiser la République, le reste notamment les élections seront résolus quand nous aurons mis un terme à la forfaiture d’Al.

Enfin il a lancé solennellement un appel à l’ensemble des acteurs politique pour mettre en place une véritable mobilisation afin d’empêcher cette nouvelle modification de la Loi fondamentale. «Je demande à tous les responsables politique gabonais quelque soit leur obédience, il faut qu’on taise nos égos, il faut qu’on se retrouve rapidement dès la semaine prochaine pour savoir comment faire pour contrer Ali Bongo sur le terrain»; a t-il martelé.

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