Le vénérable Owono Nguema identifie des assassins parmi ses collègues parlementaires

Adopté le jeudi 14 décembre 2017 par les députés, le projet de révision constitutionnelle continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’opinion, l’opposition dénonçant une «monarchisation» du pouvoir.

Le texte qui est actuellement en examen au Sénat suscite réprobation auprès de certains élus, notamment du 6ème vice-président de cette institution, Jean Christophe Owono Nguema qui, dans une missive adressée à  ses collègues, avertit sur la dangerosité de l’adoption de ce texte.

Il fait remarquer aux vénérables sénateurs de la 4ème législature «qu’en ce jour mémorable du 4 janvier 2018 (…) en entérinant presqu’en l’état, le monarchisant projet de révision de la constitution», ils sont en total violation de la loi fondamentale et du règlement intérieur du Sénat.

«En agissant ainsi, vous vous rendez complice de l’assassinat de la République, par le renforcement de la primauté du pouvoir exécutif sur les pouvoirs législatif et judiciaire consacrant ainsi l’instauration d’un système monarchique au Gabon», lance t-il à ses collègues sénateurs.

Premier acteur politique ayant dénoncé ce projet de révision constitutionnelle, le sénateur d’Oyem relève que la position adoptée par la haute chambre du parlement «brise le rêve de la grande majorité des gabonais» et démontre l’inutilité de cette institution qui, au demeurant, ne respecte pas les aspirations de changements des citoyens.

«Pensez à ce peuple qui a fait de vous ses représentants à la chambre haute. Il se sent aujourd’hui trahi. Un jour  viendra où il vous répondra, comme savent le faire tous les peuples», a t-il conclu.

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