Le Synamag dénonce «le tripatouillage» du procès verbal du Conseil supérieur de la magistrature

Des membres du Synamag © GMT

Ce jeudi 23 novembre 2017, le syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) a tenu, dans la salle d’apparat du palais de Justice de Libreville, son assemblée générale de rentrée syndicale. Au cours de cette première rencontre annuelle, les hommes en robes noires ont entre autre dénoncé, «le tripatouillage» du procès verbal du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du mercredi 7 septembre dernier.

Prenant la parole pour rendre compte à l’assemblée générale des recours hiérarchiques initiés par le bureau exécutif du Synamag, Justin Loundou, premier vice-président a rapporté à ses collègues que le ministre d’Etat en charge de la Justice, Francis Nkea et le président de la République, Ali Bongo Ondimba avaient été saisis à la fois des nominations par en conseil des ministres du Secrétaire général du ministère et de la création des postes de secrétaires généraux adjoints 1 et 2 en violation du statut des magistrats, et des manipulations par des hauts magistrats du procès verbal du CSM.

En outre, le Synamag a fait constater que ledit procès verbal a été «tripatouillé», prenant pour preuve précise son président Germain Nguema «les témoignages des magistrats qui ont participé au Conseil qui ne se reconnaissent que dans les nominations parues dans le journal L’Union et non dans celles qui sont inscrites dans le décret».

Des pratiques criminelles, qui relèvent du faux en écriture publique, qui participent à discréditer davantage le système judiciaire gabonais, que le Syndicat national des magistrats du Gabon dénonce avec la dernière énergie.  

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