Le Sporting Club de Libreville dénonce les magouilles en cours au sein de la LINAF

Talyane Chalobah-Gondjout et un de ses collaborateurs, © GMT

C’est à la faveur d’une conférence de presse animée ce mardi 4 juillet à Libreville, que les responsable du Sporting Club de Libreville, club évoluant en deuxième division du Championnat nationale de football, ont tenu à éclairer l’opinion sur les tracasseries et autres coups bas dont ils font l’objet. Ils ont profité de cette occasion pour dénoncer le comportement rétrograde de certains individus tapis au sein de la Ligue nationale de football professionnel (LINAF), qui gangrène le football gabonais.

Dans son propos introductif, le président du Sporting Club de Libreville, Talyane Chalobah-Gondjout, a expliqué les raisons ayant conduit à cette sortie médiatique, estimant que son club est victime d’une cabale injustifiée alors que depuis sa création en décembre 2013, il ne cesse d’accomplir des exploits. Aventure d’ailleurs couronnée par sa place de leader pour la saison 2016-2017 du  National Foot 2.

«Cependant, à notre grande surprise, le football gabonais ne dit jamais son dernier mot… Suite à des calculs hollywoodiens, nous voilà retirés 33 points deux journées avant la fin du championnat» s’est-il insurgé. Soulignant que jusqu’à récemment ce club ne s’est jamais plaint, «nous estimons qu’aujourd’hui trop c’est trop» a t-il martelé.

Entre autres griefs lancés à l’encontre du Club, un supposé alignement  frauduleux de Ibrahim Mouchili Mabika, ce dernier pourtant «qualifié officiellement par la LINAFP, et qui évoluait au Tout Puissant Akwembé depuis l’âge de 16 ans».

C’est donc, partant de ce qu’il qualifie de tentative de déstabilisation d’un groupuscule «d’individus qui ont choisi comme seconde résidence leurs bureaux au stade d’Angondjé», que Talyane Chalobah-Gondjout, a attiré l’attention du gouvernement et plus précisément du ministre des Sport, Nicole Assélé, sur de tel agissement qui déshonore le football national.

Dès lors le Sporting Club de Libreville souhaite la suspension pure et simple des subventions allouées aux clubs de football soit disant professionnels, «nous ne la méritons pas (car) la montée en national foot, pour certains, représente désormais une ruée vers l’or, surtout quand nous parlons de plus de trois milliards de francs CFA par an», a t-il relevé.

«Nous ne faisons pas cette sortie à des fins personnelles, mais nous la faisons pour tous les clubs qui ont été victimes de notre situation, pour toutes les voix qui ne peuvent pas s’exprimer, et pour tous les amoureux du vrai football», a conclu Talyane Chalobah-Gondjout.  

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