Le Snec solidaire des 807 enseignants suspendus de solde

C’est à la faveur d’un point de presse, animé ce 25 février 2017, que le Syndicat national des enseignants et chercheurs (Snec) a tenu a exprimé son soutien aux 807 enseignants suspendus de solde et aux 19 menacés de radiation par le gouvernement. Une situation qui a de ce fait suscitée la sollicitude du SNEC.

Par la voix de son président, Jean-Rémy Yama, le Snec a tout d’abord, souligné que la mesure prise par le ministre de l’Education nationale, Florentin Moussavou, prévoit la «coupure des salaires de 807 enseignants de l’Education Nationale et envisage de radier 19 autres» était totalement illégale et violait non seulement les textes nationaux et internationaux, mais aussi la loi n°1/2005 du 4 février 2005, portant statut général de la fonction publique, en son article 71 qui dispose : «Sans préjudice des prestations familiales ou suppléments pour charges de famille, les journées de grève ne sont pas rémunérées sauf lorsque la grève résulte du non-paiement de la rémunération due».

«Or, la grève actuellement porte, entre autres, sur les rémunérations dues (PIP, PIFE, primes de vacations aux examens, rappels solde). le Décret 254/PR/MFPRA/MFBP du 1er mars 1994 Réglementant les conditions et les modalités de privation de la rémunération des personnes de l’État, en cas d’inobservation de certaines obligations de service» souligne le SNEC.

Par ailleurs, la centrale syndicale fustige l’attitude du gouvernement qui «au lieu de résoudre les problèmes posés (…) s’illustre plutôt par une violence inouïe contre tous ceux qui revendiquent légalement leurs droits légitimes». Cette position des autorités n’est pas pour apaiser les tensions, le Snec dénonçant d’ailleurs le fait que le gouvernement «veut imposer aux agents de l’Etat, la signature d’une Attestation spéciale de présence au poste, en commençant par ceux de l’Education nationale», cela en violation des textes.

L’ensemble de ces griefs a donc contraint le Snec a demandé aux agents publics de ne pas signer l’attestation de présence élaborée par les autorités et «appelle toutes les organisations éprises de justice et de légalité à s’associer à cette action nationale pour mettre fin au plan machiavélique du gouvernement» et a annoncé qu’il estera en justice contre le gouvernement pour excès de pouvoir.

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