Le Sénat rejette l’information sur la disparition de 18 milliards de ses comptes

des sénateurs gabonais © GMT

Suite à l’information relayée par l’hebdomadaire Echos du Nord, reprise par Gabon Media Time, faisant état de la disparition de 18 milliards de Fcfa destinés au paiement des arriérés de fonds de souveraineté et des fonds de fonctionnement des cabinets des sénateurs, le bureau de cette institution a tenu, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, a éclaircir certains points d’ombre concernant cette affaire qui défraie la chronique.

Dans ce communiqué émanant de la direction de la Communication et des Relations publiques (DCRP), le bureau de la haute chambre du Parlement a indiqué que durant la réunion qui s’est tenue à la demande des sénateurs du Parti démocratique gabonais (PDG), l’un des sujets abordés était bien la question des conditions de travail et de vie des membres de l’institution, notamment le retard de paiement des salaires et des frais de session. Mais il n’a jamais été question de la disparition de 18 milliards de Fcfa comme annoncé dans la presse.

Ainsi, la direction de la Communication et des Relations publiques, a expliqué que contrairement aux informations distillées ça et là, c’est dans un courrier en date du 7 mars 2018, que le directeur général du Budget et des finances publiques (DGBFiP) écrivait au directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor pour l’informer de la mise à disposition des crédits de fonctionnement du Sénat pour l’exercice 2018, soit un montant de 3,9 milliards de Fcfa qui représente 40% des crédits de l’année. Il précise que cette enveloppe est déduite des fonds alloués à l’Institution dans le cadre de son fonctionnement pour l’année 2018 soit 9,9 milliards de Fcfa.

Le DGBiP, a d’ailleurs relevé qu’il est très difficile de sortir des fonds du Trésor public car, la loi N° 1099 du 6 janvier 2011 sur l’autonomie administrative et financière de l’Assemblée Nationale et du Sénat en son article 24 dispose que «les crédits ainsi ordonnancés sont libérés par tiers par le Trésorier-Payeur général», notamment le premier tiers, dans un délai de vingt (20) jours après la promulgation de la loi de finances, le deuxième tiers, le 21 mai, et enfin le troisième tiers, le 20 août.

Autant d’éléments qui, selon le bureau du Sénat démontrent clairement que la supposée disparition de 18 milliards de Fcfa n’est autre qu’une «campagne ignoble d’intox et de désinformation qui porte atteinte à l’honorabilité de son Président et du Bureau qu’elle dirige».

Téléchargez le communiqué de la DCRP ici

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