Le Sena appelle à un réel dialogue pour construire ensemble l’école gabonaise

Le vendredi 6 septembre dernier, à l’occasion de sa rentrée, le syndicat de l’éducation nationale (Sena), a invité le ministre de l’Education nationale  à prioriser le dialogue avec les partenaires sociaux pour construire ensemble l’école gabonaise nouvelle à laquelle rêvent tous les gabonais.

Pour le Sena, si le dialogue avec les partenaires a des bienfaits en ce qu’il est le b-a ba du management, il ne devrait pas se résumer à des intentions de dialogue ou des réunions pour sortir des situations de crise. Le véritable dialogue est celui à travers lequel les partenaires sociaux jouent un rôle actif notamment par la participation aux commissions ministérielles (d’affectations, mutations, examens et concours, mise en stage, recrutement…), la mise en œuvre effective de tous les mécanismes de facilitation, de consultation, de concertation et de proposition.

Un cadre légal et réglementaire au sein duquel le syndicat entend apporter sa contribution à la résolution des maux qui minent l’école gabonaise. Se revendiquant d’une expertise nécessaire pour un dialogue social constructif, Fridolin Messa et son équipe assure que toute autre démarche excluant le dialogue social plongera l’école gabonaise dans une nouvelle crise, « car les enseignants sont las d’attendre l’organisation des concours internes d’entrée à l’ENS et à l’ENI, la régularisation des situations administratives et financières, la convocation du conseil national de l’éducation et de la formation, le paiement des vacations des examens 2017… »

Par ailleurs, selon ces professionnels de l’éducation une réelle politique éducative aurait permis d’éviter bien des décisions contre productives telles la transformation précipitée des écoles primaires en établissements secondaires et l’abrogation de l’arrêté 0099/MENEC/CAB du 4 novembre 2016 portant modifications des horaires d’enseignement et des coefficients dans le premier cycle de l’enseignement général pour revenir à l’arrêté 0024448N/SG/DGEP/IPN du 15 mai 1992, faisant ainsi reculer le Gabon de 25 ans.

Des décisions qu’ils affirment avoir été  prises sans évaluation et sans consultation des partenaires sociaux.  « L’impression qui se dégage avec insistance est celle d’un système éducatif pris en otage par des forces obscures, réfractaires à toute évolution qualitative qui nous est imposée aujourd’hui par la mondialisation des échanges », fait remarquer le Sena.

Aussi, la rentrée syndicale du 6 octobre 2017 qui coïncidait, par ailleurs, avec la journée internationale de l’enseignant a été l’occasion de rappeler à l’opinion que sans liberté syndicale il n’y a pas de réelle démocratie. Mais aussi,  leur combat pour le rétablissement des salaires de leurs collègues suspendus depuis 8 mois, la levée des sanctions administratives prises à l’encontre de la Conasysed, pour l’arrêt pur et simple des conseils de discipline convoqués pour sanctionner des enseignants ayant exercé leur droit de grève au cours de la dernière année scolaire.   

EJN

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