Le passeport du pasteur Ngoussi retenu par la DGDI             

Colonel Katoua Soumangha, Directeur Général de la DGDI (Cedoc) © D.R

Depuis le 21 novembre 2017, le passeport du pasteur Georges Bruno Ngoussi, président de la Plateforme de la société gabonaise ayant déposé plainte auprès de la CPI contre les auteurs des violences post-électorales et fervent soutien de Jean Ping est retenu par la Direction général de la documentation et de l’immigration (DGDI),communement appelée Cedoc, sans motifs valables.

Pour dénouer cette situation qui prive le pasteur Ngoussi de sortie du territoire, le président de l’Église de Nazareth du Gabon, a saisi la Commission nationale de droit de l’Homme. Cette institution présidée par Me Homa Moussavou a adressé un courrier à la DGDI pour  lui signifier que la rétention du passeport du pasteur Ngoussi constituait une violation des droit de l’Homme, notamment «la liberté d’aller et venir qui est consacrée aussi bien par la Constitution gabonaise du 26 mars 1991 que par la Déclaration des droits de l’Homme du 10 décembre 1948 et par le Pacte international relatif aux droits civiques et politiques du 16 décembre 1966, ratifié par le Gabon le 21 janvier 1983.»     

Par ailleurs le défenseur des droits de l’Homme a rappelé au directeur général de la documentation et de l’Immigration qu’en vertu de la ratification de ces textes, «la république gabonaise se trouve dans l’obligation de respecter ses engagements internationaux relativement à cette liberté fondamentale.»

Reçu par la DGDI depuis le 4 janvier, le courrier du président de la Commission nationale de droit de l’Homme est toujours sans réponse.

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