Le «Notre père» ne changera pas au Gabon

«Notre père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne …»; ce récit que des milliers de chrétiens disent tous les jours, que ce soit dans les églises ou dans leurs prières individuelles, a été au cœur de la polémique, notamment la sixième demande de celui-ci «Ne nous soumets pas à la tentation».

En 2013, la nouvelle traduction intégrale de la Bible liturgique en français a été validée par le Vatican, modifiant ainsi le passage suivant «Ne nous soumets pas à la tentation» a laissé place désormais dans les églises catholiques à la nouvelle formule «Ne nous laisse pas entrer en tentation». Une version pourtant pas nouvelle puisqu’elle a été adoptée en 1966 dans une perspective d’union entre catholiques, orthodoxes et réformés.

Si au Gabon, le récit reste inchangé, de nombreux pays africains francophones ont d’ores et déjà adopté la formule proposée par la Conférence des Evêques de France. En effet, Bénin, Côte d’ivoire, Burkina Faso, Togo, République Démocratique du Congo et République du Congo, ont depuis le 1er dimanche de l’Avent, le 3 décembre  dernier, modifié le verset de Matthieu 6, 13.

Pour la Conférence épiscopale du Gabon, il n’est aucune raison que la sixième demande dans le récit du «Notre Père» ne change. Elle invite donc consacrés et fidèles à toujours suivre la formule connue depuis 1966 «Ne nous soumets pas à la tentation», dans l’attente d’éventuelles modifications.

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