Le mouvement des jeunes de l’Union Nationale appelle à une dénonciation collective des crimes

Firmin Ollo Obiang, président du Mouvement des Jeunes de l'UN © GMT

Le mardi 12 juin 2018 dernier, le mouvement national des jeunes de l’Union nationale (UN), a au cours d’une déclaration de presse tenue à leur siège sis à l’Ancienne Sobraga, dénoncé «les multiples disparitions, les crimes de tout genre, les enlèvements et séquestrations» enregistrés depuis quelque temps déjà dans le pays. A cet effet, il a appelé à une mobilisation et une dénonciation massive de tous ces faits répréhensibles, mais néanmoins toujours impunis.

Le Coordonnateur national du mouvement des jeunes de l’Union nationale, Firmin Ollo, a fustigé mardi dernier, la volonté non seulement des autorités gabonaises mais aussi celle du procureur, Steeve Ndong Essame, à vouloir à tout prix minimiser le nombre important de corps sans vie retrouvés ici et là dans la capitale et plus particulièrement le cas des élèves du Collège d’enseignement secondaire (CES) d’Akébé.

Ce dernier, s’est dit indigné de constater le manque de réactivité de la part du gouvernement face à cette montée d’insécurité sans précédent dans nos villes. «Il y a trop de morts et de disparus, trop d’enlèvements et de séquestrations sur nos places publiques, sans qu’il n’y ait des mesures idoines pour mettre fin à ces phénomènes. On se demande ce que ce pouvoir cherche réellement en cachant la vérité et en laissant courir les auteurs de ces crimes», a indiqué Firmin Ollo Obiang.

Ne pouvant rester plus longtemps sans rien faire face au climat d’insécurité qui prévaut et refusant de «se rendre complice du manque de volonté de nos dirigeants à trouver une solution à ce phénomène devenu viral», le mouvement national des jeunes de l’UN, a appelé particulièrement les familles touchées par la tragédie survenue sur la plage du Tropicana le 25 mai dernier, « à unir nos énergies, pour des actions concertées en vue de clarifier ces crimes et pour que la justice soit faite », a déclaré Firmin Ollo.

Le mouvement des Jeunes de l’UN a par ailleurs, lancé un appel à la population gabonaise, par la voix de son président pour «qu’une dénonciation à grande échelle soit faite sur ces fréquents enlèvements et disparition. Car le Gabon ne saurait devenir l’espace d’expérimentation des crimes impunis, dont le procureur refuse d’admettre leur caractère rituel», a-t-il conclu.

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