Le mouvement de grève des magistrats largement suivi

Palais de Justice de Libreville © D.R

La grève générale illimité lancée le mercredi 13 décembre dernier par le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag), est entrée dans la phase active dès le jeudi 14 décembre dernier. En effet, en réponse aux propos tenus le vendredi 8 décembre 2017 par le ministre de la Justice, Francis Nkea, traitant certains magistrats de corrompus, ces derniers ont décidé, à leur tour de lancer un mouvement d’humeur illimité jusqu’au départ du ministre de la Justice.



Une grève qui dès le lendemain de son lancement a été très largement suivie. Le constat a été fait ce lundi en début de matinée, au palais de justice de Libreville. En effet, lors de notre passage sur les lieux, il régnait une ambiance inhabituelle. La salle des pas perdus souvent bondée et animée, était plutôt calme, presque vide de justiciable qui attendaient les suites de leur procédures sur les bancs placés à cet effet. Un usager assis nous confie qu’il patientait la mi-journée pour voir ce qui se passerait un peu plus tard.

La salle des audiences correctionnelles du tribunal judiciaire de première instance de Libreville était ouverte mais dans le noir, preuve qu’aucune audience n’est prévue. A la Cour d’appel, l’une des deux salles d’audience était fermé, l’autre ouverte mais était vide, ni magistrats, ni greffiers, ni justiciable encore moins un avocat n’étaient présents.

Joint au téléphone, le président du Synamag a précisé que «cette grève est très suivie parce que magistrats ne veulent plus travailler avec cet auxiliaire de justice qui devenu ministre voudrait régler les comptes aux Juges»; a-t-il martelé.

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