Le MJUN appelle «la jeunesse de l’opposition et celle du PDG à dire non à la révision constitutionnelle»

Firmin Ollo'Obiang, Cordinnateur du MJUN © GMT

C’est à la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont animés ce mercredi 01 novembre 2017 au siège de l’Union nationale sis à l’ancienne sobraga, que le mouvement des jeunes de cette formation politique a tenu à exprimer sa position quant au projet de révision constitutionnelle adopté par le Conseil des ministres du 28 septembre. Un texte, qui suscite un véritable tollé au sein de l’opinion nationale qui y voit le désir du pouvoir de monarchiser la République.

A l’instar de leur président, Zacharie Myboto, le Mouvement de jeunes de l’Union nationale ont réitéré le refus de voir adopter ce projet qui selon, eux porte atteinte à la forme républicaine de l’État et aux principes démocratiques.

Revenant sur la situation sociopolitique que traverse le pays, le président du MJUN, Firmin Ollo’Obiang affirme qu’à l’heure actuelle, deux positions émergeaient sur la poursuite du combat pour l’alternance entamée depuis la fin de l’élection présidentielle du 27 août 2016.  «Il y a ceux qui estiment qu’il est grand temps de tourner la page ou de passer a autre chose. Pour eux, le sang des gabonais, sauvagement versé, n’a pas de valeur (…) Il y a ceux qui observent un silence complice de la situation actuelle de notre pays, c’est le cas des hommes de Dieu et des magistrats»; a t-il fait remarquer.

S’indignant sur cet état de fait, il a souligné en plus que le projet de révision de la loi fondamentale envisagée par le gouvernement allait avoir indubitablement une incidence sur le vivre ensemble, martelant que celui-ci vise «à monarchiser l’Etat gabonais. Cela signifie que seul le clan  Bongo doit demeurer  au pouvoir à vie»; a t-il insisté.

Une situation inacceptable pour le Mouvement de Jeunes de l’Union Nationale. «Il est hors de question de trahir notre mission dans le respect de la souveraineté du Peuple gabonais et le respect de sa Constitution de 1991. Nous ne laisserons pas l’illégitime toucher à ce qui est légitime»; a t-il lancé.

C’est dans cet esprit qu’ils ont indiqué leur volonté de faire échouer ce projet «ce quelque qu’en soit le prix à payer». «De ce fait, nous appelons la jeunesse gabonaise du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest ; toute la jeunesse de l’opposition et même celle du PDG à sauver la République et dire solennellement non à la révision constitutionnelle»; a martelé Firmin Ollo.

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