Le message d’unité et d’engagement de Chantal Myboto et Jeannine Taty aux femmes chrétiennes

Chantal Myboto Gondjout © GMT

C’est à la faveur d’une rencontre citoyenne qui s’est tenue le mercredi 27 juin dernier au Noé Palace à Okala, que Jeannine Taty Koumba et Chantal Myboto Gondjout, par ailleurs trésorière générale et adjointe  de l’Union nationale (UN), ont tenu à échanger avec les femmes chrétiennes du 1er arrondissement de Libreville. A cette occasion, elles ont entretenu leurs compatriotes sur la nécessité de s’unir, mais aussi de s’engager pour le développement du pays.

Dans le cadre de ce rassemblement qui s’est voulu citoyen, ce sont des centaines de femmes qui ont répondu présentes à l’appel de Chantal Myboto Gondjout et Jeannine Taty Koumba. De l’église Nazareth d’Okala, en passant par Saint Michel de Nkembo, ou des églises de Melen, Plaine Orety ou de Derrière la prison, ces femmes ont tenu à échanger avec lesdites responsables politiques sur la situation difficile que traverse le pays.

A l’ouverture de la cérémonie, la représentante des femmes n’a pas manqué de remercier les initiatrices de cette rencontre qui démontre le rôle que la gente féminine peut jouer dans la construction de la Nation gabonaise. «La détermination doit nous animer pour que face à cette situation de crise, la femme recherche des solutions susceptibles de conforter l’unité familiale sinon nationale gage de toutes les stabilités», a-t-elle souligné.

C’est donc ponctué de louanges et autres chants d’adoration que ces femmes ont communié avec les deux responsables de l’UN et échangé sur les préoccupations de l’heure. Lors de son intervention la trésorière général de l’UN, Jeannine Taty Koumba a insisté sur l’unité de la Nation, le pays ayant traversé des moments difficiles lors de la crise postélectorale qui a endeuillé plusieurs familles, l’union de de ses fils et filles s’avère selon elle une nécessité.

Pour elle, la femme qui est baignée par l’esprit de l’évangile doit avoir une autre façon de voir les choses. «La politique ce n’est pas s’entretuer, la politique c’est avoir des idées. Des idées qui sont certes différentes, mais c’est aussi s’accepter, c’est être tolérant les uns envers les autres», a-t-elle martelé.

Prenant la parole à son tour, Chantal Myboto Gondjout a regretté l’état de décrépitude dans lequel se trouve le Gabon. Pour elle, il est nécessaire de prendre à bras le corps les questions politique. S’adressant aux centaines de femme présentes à ce rendez-vous, elle a indiqué qu’il était temps pour ces dernières de s’engager sincèrement.

«Je suis conscient que chacune d’entre vous, vous êtes capables de sacrifice. Parce qu’aucune mère ne peut voir son enfant souffrir, elle se sacrifie sous la pluie, sous le soleil parce que ses enfants doivent avoir à manger. Le Gabon c’est notre enfant, il a besoin de ce même sacrifice de notre part, parce que c’est dans l’intérêt général du Gabon que se trouve notre intérêt particulier», a lancé la trésorière de l’Union nationale et candidate pressenti au premier siège du premier arrondissement de Libreville, sous la bannière Coalition de l’opposition pour l’alternance.

«Je vous dis n’ayez pas peur. Levez vous pour le changement. J’ai cru en 2016 et j’y crois toujours. En 2016 le changement s’est opéré mais nous n’avons pas fait notre part de travail. Mais en 2018 le changement doit s’opérer avec les élections législatives», a-t-elle martelé sous un tonnerre d’applaudissements.

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