Le greffiers dénoncent la désignation de gardes pénitentiaires pour tenir les audiences

Des membres du bureau du Synagref © GMT

C’est à la faveur d’une déclaration de presse, tenue ce mardi 12 juin, au Palais de Justice de Libreville, que le Syndicat national des greffiers (Synagref) a dénoncé la volonté du ministre de la Justice, Anicet Mboumbou Miyakou, de substituer les greffiers, aux gardes pénitentiaires pour tenir les audiences foraines. Une décision illégale qui n’a pour dessein selon le président du Synagref que d’outrepasser leur mouvement de grève.

En prélude à la tenue des audiences foraines, le ministère de la Justice a sans avoir consulté les greffiers en chef, entretenu les chefs de juridiction récemment. Au menu de leur rencontre,  la désignation de gardes pénitentiaires comme greffier ad hoc. Une décision qui selon Georges Boupenga traduit la déconsidération que leur tutelle accorde à leur corporation alors qu’ils sont en négociation en vue d’une sortie de crise.

Précisant qu’il avait déposé sur la table du ministre de la Justice, un cahier de charges comportant 4 points, à savoir, le paiement des salaires de la promotion 2017, le statut particulier des greffiers, les différents textes administratifs qui ne sont pas régularisés à ce jour, et la carte professionnelle des greffiers, qui devaient consister la base d’une sortie de crise, le ministre par sa pirouette crispe davantage les relations entre les greffiers et la tutelle.

«Alors que nous sommes en train de chercher les solutions de sortie de crise nous constatons que notre tutelle a décidé de débuter les audience foraine avec des gardes pénitentiaires comme greffier ad hoc. Nous tenons à préciser que ces audiences n’obéissent pas aux exigences légales. Leurs décisions seront nul et de nul effets», a précisé le président du Synagref Georges Boupenga.

Par ailleurs, Georges Boupenga a pointé du doigt la volonté du gouvernement d’entraver leur droit de grève pourtant consacré par légalement. «Nous dénonçons également la violation par la tutelle du droit de grève reconnu par la Loi n° 18/92 du 18 mai 1993 aux agents publics», a-t-il conclu.

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