vendredi,24 septembre 2021
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Le gouvernement gabonais mis au pied du mur par le FMI

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Au terme de la mission du Fonds Monétaire international (FMI) qui s’est achevée ce lundi 25 juin 2018, les autorités ont été mises face à leurs responsabilités par l’équipe dirigée par Alex Segura-Ubiergo. Ainsi, après avoir souligné « des dérapages budgétaires substantiels et des progrès lents sur les réformes structurelles », la délégation a ensuite fortement exhorté voire exigée que les autorités prennent des mesures « décisives ».

Les mesures d’austérité prise par le gouvernement sont elles liées aux recommandations faites par la délégation du FMI, où sont elles issues d’une réelle volonté de la part des autorités de réduire drastiquement le train de vie de l’Etat pour une meilleure répartition des ressources? A la vue des arbitrages budgétaires souvent douteux de la loi de finance rectificative 2018, la question mérite d’être posée.

En effet, suite à leur mission d’évaluation réalisée dans le cadre de la deuxième revue de l’accord élargi du Gabon au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC), la délégation conduite par Alex Segura-Ubiergo a mis à nu un certain nombre de dérapages notamment structurels, financiers et budgétaires. Ainsi sur le plan structurel, le FMI par le biais de son émissaire a souligné que les perspectives bien que « favorables à moyen terme (…) dépendent en grande partie des réformes visant à améliorer le climat des affaires, pour lequel de plus grandes réformes sont nécessaires. »

La mission a également souligné que « Les vulnérabilités du secteur financier ont augmenté en 2017 ainsi que les créances en souffrance » ceci en grande partie lié à « l’incidence des arriérés intérieurs du gouvernement sur ses fournisseurs ». De plus, il a également été souligné que « Les progrès ont également été insuffisants pour contenir les dépenses courantes (salaires et traitements, transferts, subventions et comptes spéciaux) ».

C’est donc face à toutes ces préoccupations du FMI, que « Les autorités ont reconnu la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du programme et ont convenu de mettre en œuvre des mesures décisives dans le cadre de la loi de finances rectificative 2018 ». Elles ont également indiqué « leur intention de faire progresser un ensemble de réformes décisives pour mobiliser des recettes non pétrolières supplémentaires ».

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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