Le gouvernement gabonais est le moins performant dans la lutte contre la corruption selon l’AfroBaromètre

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La corruption toujours endémique au Gabon © D.R

Publié à l’occasion de la Journée Africaine de Lutte Contre la Corruption par Transparency International et Afrobaromètre, le nouveau Baromètre Mondial de la Corruption met à mal le gouvernement gabonais. Ainsi, selon cet indicateur, notre gouvernement apparaît comme le moins efficace en matière de lutte contre la corruption en Afrique. 

C’est un fait, la corruption au Gabon est « endémique et pratiquée en toute impunité » comme l’avait souligné le Think Tank The Heritage Foundation. Trentième (30ème) démocratie africaine selon the Economist Intelligence Unit (EUI), classé 124ème dans le dernier indice de corruption de Transparency International, l’Afrobaromètre vient jeter un nouvel opprobre sur le gouvernement gabonais. 

En effet, en plus de révéler qu’en Afrique « plus d’une personne sur quatre qui ont eu accès aux services publics durant l’année écoulée ont dû verser des pots-de-vin », l’Afrobaromètre a mis en lumière les pays les moins performants en matière de lutte contre la corruption en Afrique. Et dans ce contexte, le Gabon est au dessus de la mêlée, puisque le pays est le moins performant dans ce domaine avec un score de 87%.

Mieux encore, l’Afrobaromètre a déterminé qui sont les agents de l’Etat et autres institutions les plus corrompus. Là encore rien de bien surprenant, puisque la Police apparaît en tête de liste avec un score de 47%, suivie des Agents du gouvernement 39%, des Hommes et Femmes d’affaires 36%, des Députés à l’Assemblée Nationale 36%, des Juges et magistrats 34% et plus inquiétant du Président, du Premier ministre et leur personnel avec 34%. 

En faisant mine d’ériger « l’orthodoxie financière » en principe fondateur de son Plan de Relance de l’Économie (PRE), le gouvernement qui voulait en plus « d’impulser une nouvelle dynamique », maîtriser les dépenses publiques, a visiblement “oublié” de juguler la corruption. Résultat, le fléau est en hausse et surtout plus durement ressenti par les couches les plus vulnérables.

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