Le Gabon demeure leader dans le secteur des TIC en Afrique centrale et de l’Ouest

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En vue de tirer des avantages socio économiques offerts par les Technologies de l’information et de la communication (TIC), depuis 2012, le pays a consenti d’énormes moyens dans la construction d’un réseau haut débit à fibre optique, à travers des investissements judicieux. Des investissements qui se sont avérés payants. Car, depuis lors, le coût de l’accès à internet a été divisé par 10 depuis 2010, passant d’une facturation de 10 000 francs CFA/Mo en 2012 à 1 500 F CFA/ Mo aujourd’hui (soit de 18 à 2,8 dollars). Pendant ce temps, le nombre d’abonnés a ainsi été multiplié par 7 sur la même période.

Dans le même cadre, le pays a également décidé d’améliorer la couverture de son réseau et de se doter du haut débit par la fibre optique à travers le projet Central African Backbone (CAB). Il s’agit d’une série de projets complémentaires, financés par la Banque mondiale, destinée à améliorer les infrastructures de communications entre le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad, Sao Tomé-et-Principe, le Congo et la RDC, calquée sur d’autres programmes régionaux déjà réalisés ou en cours en Afrique de l’Ouest et de l’Est (Regional Communications Infrastructure Program).

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement gabonais a commencé par élaborer une stratégie numérique et a mis en place de nouvelles politiques publiques et de régulation pour créer un environnement propice au développement du secteur, favoriser la concurrence et l’innovation, mais aussi attirer de nouveaux investisseurs internationaux.

Le Groupe Vivendi Africa (GVA), le dernier opérateur à être arrivé sur le marché, a lancé à Libreville, sa première offre Internet très haut débit par fibre optique en Afrique en 2017, en utilisant les poteaux électriques. L’État a aussi investi massivement dans les infrastructures internationales et nationales, notamment pour construire une station d’atterrissement des câbles sous-marins de fibre optique et un réseau terrestre de plus de 1 100 km par le biais d’un partenariat public-privé (PPP).

Avec ce dispositif, le Gabon ne fait plus mystère de son ambition de devenir un «hub numérique régional», confie Charles Hurpy, chargé de projet et spécialiste en télécommunication à la Banque mondiale. À ce rythme, poursuit-il «le Gabon ne devrait pas tarder à réaliser cette ambition, puisqu’il a gagné 10 places dans le classement mondial 2017 de l’indice de développement de l’Internet, réalisé en novembre 2017 par l’Agence spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (UIT). Il est aujourd’hui le 6e pays le plus performant d’Afrique pour le secteur des TIC, après l’Île Maurice, les Seychelles, l’Afrique du Sud, le Cap vert et le Botswana».

Une ambition que la Banque mondiale souhaite accompagner en soutenant dès à présent, la modernisation complète du système national d’information sanitaire. L’institution de Bretton Woods entend également aider le pays à promouvoir un écosystème dynamique de l’innovation numérique, créateur d’emplois et de services locaux et régionaux.

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