Le FUJO appelle à l’extension de l’opération “Mamba” aux opposants

Ce vendredi 10 mars, le Front uni des  jeunes de l’opposition (FUJO) a animé une conférence de presse à la Chambre de commerce de Libreville. Cette rencontre a été l’occasion pour ce mouvement de s’exprimer sur l’actualité. Les leaders du FUJO estiment que les membres de l’opposition doivent aussi être visés par l’opération “Mamba”.


C’est réuni autour des membres de cette coalition, notamment Amiss Kombo, Alain Gauthier Mvomo, Wolfgang Ebanega Essono, que Pacceli Bikoro, a tout d’abord jeté un regard froid sur la situation socio-politique du pays, «le climat politique dans notre pays est marqué par des multiples appels à la violence, à la division et au rejet systématique de l’autre» a t-il souligné.

Evoquant par la suite les attitudes rétrogrades des membres de la Coalition, le FUJO a dénoncé «des actes de nature à flouer le peuple», révélant entre autre, un supposé accord de principe entre les membres de la coalition qui pour eux dénote, un plan de perpétuation du système PDGiste. Pour ce faire, le FUJO a condamné l’attitude «d’un groupe d’anciens apparatchiks du PDG» qui, une fois de plus entend «confisquer le pouvoir jusque dans les rangs de l’opposition».

S’exprimant sur l’opération “Mamba” qui défraie la chronique actuellement, Pacelli Bikoro a dit, au nom du collectif, être satisfait de cette «initiative qui vise à demander des comptes à tous ceux qui ont été dépositaire de l’autorité de l’Etat», estimant par ailleurs que les membres de l’opposition ne devaient «pas en être épargnés». «Nous invitons le Mamba avec sa femelle à poursuivre sa traque partout où besoin se fait sentir» a t-il indiqué.

En outre, les membres du  Front uni des  jeunes de l’opposition sont revenus sur la grave crise que traverse le secteur de l’éducation depuis la rentrée des classes, soulignant que «depuis des années, le secteur de l’éducation est fortement dominé par des grèves à répétition», cette situation a poussé récemment les élèves et étudiants du Gabon a manifesté. Le collectif des jeunes de l’opposition a condamné l’attitude répressive du gouvernement, qui a brillé une fois de plus par «de multiple arrestations, la suspension des salaires de plusieurs dizaine d’enseignant et des violences physiques d’une extrême gravité». Ainsi, il a appelé Ali Bongo a ramené à l’ordre chez les responsables des département ministériels concerné, estimant qu’il était temps de «privilégier le dialogue à la place de la violence».  

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