Le Front uni des jeunes de l’opposition fait le point sa participation au dialogue

Ce samedi 15 avril 2017, au stade de la CEI, dans le 2ème arrondissement de Libreville, les membres fondateurs du Front uni de la jeunesse de l’opposition (Fujo), Isaac Abaga Obiang, Amiss Kombo, Wolfgang Ebanegha Essono, Gauthier Obiang Mvomo et Pacceli Bikoro ont réuni leurs partisans pour évoquer, les raisons de leur participation au dialogue politique, les propositions faites et leurs attentes.



Prenant la parole en premier, Isaac Abaga Obiang, a tout d’abord rappelé que la crise multisectorielle qui secoue le Gabon ne peut trouver de solution qu’à travers un dialogue entre les fils et fils du Gabon.

Puis, Amiss Kombo et Wolfgang Ebanegha Essono se sont exprimés à leur tour,  la participation au dialogue politique initié par Ali Bongo Ondimba, les propositions faites lors de ce conclave, et leurs attentes étaient en ligne de fond de leur propos.

Au titre des propositions majeurs​ formulées par cette plateforme de jeunes leaders, on note la limitation de l’âge d’entrer au gouvernement à 27 ans; la suppression du poste de Médiateur de la République au profit d’un Haut conseil de la paix (HCP); la mise en place d’un numéro vert «allo corruption-injustice» et d’un tribunal spécial pour les crimes économiques, la corruption et les injustices de tous ordres; la mise en place d’un Haut conseil de l’éducation (HCE).

Pacceli Bikoro est à son tour revenu sur leur participation au dialogue, «nous sommes allés au Dialogue pour demander qu’on libère les prisonniers politiques, nous sommes allés demander qu’on amnistie les exilés politiques. Le FUJO est le seul mouvement qui a posé ce problème la bas.» a-t-il précisé .

En outre, il a fait remarquer que «Nombreux parmis eux (les hommes politique gabonais, Ndlr) sont en train de se préparer pour les législatives. Comment vont-ils y aller alors qu’ils ne sont allés discuter des conditions de leur organisation au dialogue?» se questionne-t-il. Pour lui, les politiciens qui ont 75 ans aujourd’hui n’iront plus à aucune élection, raison pour laquelle, ils n’ont plus rien à gagner dans la révision du code électoral. «Nous au Fujo, nous souhaitons qu’on révise à 35 ans l’âge pour se présenter à une élection présidentielle. La jeunesse étant le fer de lance de cette société, nous ne devons pas être exclu de cette grande échéance électorale» a-t-il martelé.

A l’endroit des politiques de la majorité comme de l’opposition, Pacceli Bikoro lance : «Ce sont eux qui nous divisent. Entre eux ils sont unis. C’est nous les jeunes qu’ils veulent diviser.» «nous n’avons pas intérêt à ce que notre pays brûle» a-t-il conclu.

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