Le Front uni des jeunes de l’opposition appelle à l’implication des jeunes au débat politique

La présentation officielle du Front uni des jeunes de l’opposition (FUJO) s’est faite le dimanche 19 février dernier. Ce groupe a pour ambition de réaliser l’ensemble des jeunes leaders de l’opposition. L’occasion était donc donnée aux membres de cette plateforme, d’exprimer  leur position sur le dialogue politique prôné par Ali Bongo et la place de la jeunesse dans le débat politique.

C’est entouré  de l’ensemble des membres de cette plateforme, notamment Nicolas Aubame, Anatole Nnang Mezui, Wolfgang Ebanega Essono, Alain Gauthier Obiang Mvomo, Marcel Biko Moussavou, Amiss Kombo, Pacelli Bikoro, que le porte-parole de circonstance Isaac Abagha Obiang a tout d’abord fait l’économie de la situation politique que traverse le pays, estimant que «le pays est encore quasiment bloqué dans tous les secteurs :l’éducation, l’enseignement supérieur, l’économie».

Il a par ailleurs, abordé la question du dialogue, la coalition estime que les deux camps opposés laissent peu de chance à l’apaisement, «certaines personnalités au sein du pouvoir en place y font obstacle, parce qu’ils craignent perdre des postes et les avantages qui vont avec (…)».

Le FUJO a également évoqué la position des personnalités de l’opposition, il regrette  que ces derniers «rejettent l’exigence d’un dialogue politique pour sortir de cette crise ».  

Par ailleurs, il a fustigé les manipulations en cours au sein de la jeunesse gabonaise, « un groupuscule organisé au sein d’un mouvement appelé CJGA et dont les marionnettistes ne sont rien d’autres que les vieux barons de l’émergence et des arrivistes, usurpateurs de titres de leaders des jeunes» a-t-il dénoncé.

Au terme de cette déclaration, il a interpellé le responsable de l’UJPDG, pour qu’il s’engage à rappeler à l’ordre les jeunes de la majorité, ainsi que les initiateurs du dialogue à prendre leurs responsabilités en soulignant que «les gabonais ne veulent pas d’un jeu pipé d’avance qui finalement donnerait raison à ceux qui sont réticents à ce projet de dialogue national».

Laissez votre avis