Le FMI conditionne-t-il le décaissement de la deuxième tranche de son appui budgétaire ?

Jean-Fidèle Otandault et la délégation du FMI © Africtelegraph

Doit-on s’attendre à une remise en cause de l’appui budgétaire signé entre le Fond monétaire international (FMI) et le gouvernement? C’est la question que se pose l’opinion après les révélations de l’hebdomadaire Echos du Nord dans sa parution du 16 mai 2018, qui affirme que l’institution financière aurait conditionné le décaissement de la deuxième tranche d’appui budgétaire, à l’organisation préalable des élections législatives.

Selon les informations du média, l’organisation des élections législatives serait une condition sine qua non à l’octroi de la deuxième tranche d’appui budgétaire par le FMI. L’institution qui souhaiterait éviter que le gouvernement n’use de ces fonds pour organiser ledit scrutin, a donc convié les autorités à finaliser le processus au plus vite.

Les délégations du FMI qui se sont succédées à Libreville, ayant fait le constat que les réformes engagées étaient au ralenti du fait de la non organisation des législatives qui paralyse le pays, n’auraient pas donné leur aval pour le décaissement de la deuxième partie de cet appui.

Toujours selon Echos du Nord, la dernière délégation du Fonds monétaire international qui a séjourné à Libreville serait repartie «déçue des performances du Gabon», considérant que la première tranche de l’appui budgétaire n’aurait pas permis de donner un nouvel élan à l’activité économique.

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