Arrestation de Mohamed Ait Ben Ali DG de Satram-EGCA

Dans le cadre de l’Affaire Drapor en instance devant une juridiction du royaume chérifien, le groupe Satram Marine par l’entremise d’un communiqué publié sur son site internet le 2 février dernier, s’est félicité de l’arrestation du Directeur général de Satram-EGCA, Mohamed Ait Ben Ali qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt national et international pour malversation financière et abus de confiance dans ce dossier qui défraie la chronique depuis plusieurs années.

Dans cette communication le Groupe Satram Marine qui comprend les sociétés Drapor, Rimal et Medocean, souligne que Mohamed Ait Ben Ali et « ses principaux coaccusés que sont Abdelbar Marouazi, El Houssine Qanit et Loubna Saïd, faisaient l’objet, au Maroc, d’un mandat d’arrêt national et international émis le 1 août 2014 (…) dans le cadre du dossier d’instruction de Drapor devant le tribunal correctionnel de première instance de Casablanca, dossier numéro 1391/15/2014 ».

Par ailleurs, interpellé pour des faits pas encore connu au Gabon, le Groupe Satram Marine révèle que le dénommé Mohamed Ait Ben Ali qui occupait illégalement un poste important de Satram-EGCA anciennement société mère du groupe Drapor, « est poursuivi par la justice marocaine pour abus de confiance et participation dans l’usage de mauvaise foi des fonds et créances de la société, sachant que la disposition s’oppose aux intérêts économiques de cette dernière, à des fins personnelles et donner la priorité à une autre société dans laquelle il a des intérêts directs et indirects en participant dans un fonds commun de mauvaise foi ».

En outre, cette affaire tentaculaire qui a des ramifications au Maroc, mais aussi au Gabon mettrait en cause des hauts responsables gabonais selon Satram Marine. « Le dénommé Ait Ben Ali est également incriminé de gestion illégale et sans qualité de Satram EGCA, détenue en majorité par Feu Lahcen Jakhoukh, au Gabon et dans d’autres pays africain, avec recours à des méthodes mafieuses, sous la protection complaisante des trois ex super ministres que sont Magloire Ngambia, Etienne Ngoubou et Séraphin Moundounga. Pour rappel, ces deux premiers se trouvent aujourd’hui en détention au Gabon pour détournement de deniers publics et le troisième qui est supposé gérer la justice est en fuite en Europe », indique le communiqué du groupe.

Cette saga juridico-financière qui éclabousse plusieurs hommes d’affaires marocains, et des hauts cadres du Gabon n’est donc pas prêt de trouver son épilogue. Pour l’heure, la justice gabonaise n’a pas encore daigné communiquer sur cette affaire.

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