Le curieux «Droit de réponse» des avocats d’Alain Ndjoubi Ossamy au quotidien «L’Union»

Arrêté le samedi 25 février 2017, par des agents de la Direction générale de recherche (DGR) de la Gendarmerie nationale, Alain Paul Ndjoubi Ossamy, a été présenté, le 1er mars dernier, à un juge d’instruction pour être entendu. Ce dernier a délivré en son encontre, un mandat de dépôt qui a entraîné sa détention préventive. Le quotidien l’Union dans sa parution n°12362 du jeudi 02 mars 2017 a titré pour information : “Le patron des douanes à sans famille”, ce qui n’est pas du goût des avocats de Alain Paul Ndjoubi Ossamy, Maîtres Jean Pierre Akumbu M’Oluna et Gilbert Erangah, qui ont réagi à travers le droit de réponse que nous publions in extenso.

« Notre client, Monsieur Alain Paul Ndjoubi Ossamy nous fait dire qu’il a été surpris de voir sa photo placardée en première page de votre journal l’Union N°12362 du jeudi 02 mars 2017 avec un titre évocateur intitulé : ‘’Le patron des douanes à sans famille ‘’.

Ce, au mépris de ses droits fondamentaux et des  grands principes directeurs d’un procès équitable. Ce procédé laisse entendre que votre journal l’a déjà jugé et condamné sur la place publique, alors que cette affaire n’est qu’au stade de la recherche de l’information. D’où l’investigation entreprise aussi bien par les OPJ que par le juge d’instruction.

De ce fait, notre client bénéficie toujours de la présomption d’innocence. Autrement dit, sa dignité, son honorabilité devraient d’abord être préservée.

C’est pourquoi, l’instruction demeure secrète et que point n’est besoin d’en faire publicité pour humilier, détruire une personne qui a rendu d’éminents services à la nation et qui, jusqu’à preuve du contraire, est irréprochable dans sa vie professionnelle.

Peut-être que votre journal en sait plus sur cette affaire, mais pour l’heure, notre conviction est  que Monsieur Alain Paul Ossamy demeure innocent jusqu’à ce qu’intervienne à son encontre une décision judiciaire, devenue définitive reconnaissant sa culpabilité par rapport au délit de détournement des deniers publics qui lui est reproché.

Pour l’heure, nous disons qu’il a eu précipitation dans le seul but de nuire à sa personne. Car votre droit d’informer doit d’abord et surtout respecter les droits fondamentaux de la personne humaine ».

Mes Jean Pierre Akumbu M’Oluna et Gilbert Erangah, avocats de Alain Paul Ndjoubi Ossamy.

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